31/12/06La deuxième manche va aux Foreurs
La deuxième manche de ce duel home and home opposant les Huskies à leurs rivaux régionaux est finalement allée aux Foreurs de Val-d'Or, qui ont remporté le match 6-5 en fusillade, devant 2903 spectateurs au Centre Air-Creebec, hier soir.
Martin Guindon Après une première période sans but, les Foreurs ont dominé la seconde période, s'inscrivant au pointage deux fois, grâce aux buts de Jérôme Samson (21, AN) et Maxime Lincourt (17). En troisième, les Huskies sont d'abord revenus en force, marquant dès la 30e seconde le premier de quatre buts consécutifs en 9:12 de jeu. Justine Munden (16), Dylan Quayle (8, AN), François Champagne (5) et Yannick Riendeau (22) ont été les marqueurs lors de cette séquence. Les Foreurs se sont ramenés dans le match en vertu d'un but en désavantage numérique de Martin Thibault (15), avant que les Huskies ne creusent l'écart à nouveau avec le but de Michael Dubuc (24). Tard en troisième, les Foreurs ont à nouveau marqué avec un homme en moins sur la glace (le 25e de Mathieu Roy) et Jérôme Samson (22) a inscrit son second du match en supériorité numérique pour égaler la marque avec moins d'une minute à jouer. Après une prolongation sans but, il a fallu attendre jusqu'au 5e tir de barrage avant de faire un vainqueur. Sébastien Bisaillon a déjoué Jean-Philippe Levasseur. Son vis-à-vis, le nouveau venu Jérémy Duchesne, a arrêté tous les tirs de fusillade dirigés contre lui. Levasseur (19-11) a effectué 21 arrêts, contre 26 pour Duchesne (13-15). Les meilleurs du match ont été Samson (2-1) pour les Foreurs et Hugo Carpentier (0-3) pour les Huskies. Les Huskies dominent toujours la bataille de la 117, ayant remporté quatre des sept affrontements entres les rivaux régionaux. La troupe d'André Tourigny se retrouve donc au 4e rang de la division Télus, trois points derrière les Foreurs et la tête. Les Huskies affronteront les Remparts de Québec, qui les devancent d'un point au classement, le jeudi 4 janvier, à l'aréna Dave-Keon, dès 19h30. 30/12/06Les Huskies remportent la première manche
Les Huskies de Rouyn-Noranda ont finalement remporté hier soir la première manche du duel home and home qu’ils livrent au Foreurs de Val-d’Or pour clore l’année 2006. Score final : 5 à 2.
Martin Guindon Pas moins de 2881 spectateurs se sont entassés dans l’aréna Dave-Keon, comme pour donner raison aux promoteurs d’agrandissement de l’amphithéâtre rouynorandien, vendredi soir. C’était la plus imposante foule locale depuis le début de la saison. C’est aux poings que les deux adversaires ont d’abord ouvert le match. Dans la première seconde de jeu, les partisans des Huskies ont pu voir un duel de pugilistes entre Guillaume Mailloux et Dylan Garioch. Le combat a donné le ton au match pour les patineurs rouynorandiens qui ont pris les devants 3-0 lors du premier vingt. Jean-Sébastien Bérubé (3, AN), Ivan Vishnevsky (6, DN) et Jeff Desjardins (17) ont déjoué Raffaele D’Orso. Écart réduit Les Foreurs n’allaient pas se laisser abattre, en dépit de l’absence de Kristopher Letang et Brad Marchand partis défendre les couleurs du Canada au Championnat mondial junior. Sébastien Bisaillon et Justin Saulnier ont inscrit le vert et or au pointage, resserrant du même coup l’écart en deuxième période. Mais Guillaume Lépine (4) et ensuite Michaël Dubuc (23) dans un filet désert on scellé l’issue du match en troisième, permettant aux hommes d’André Tourigny de porter leur fiche à 4-2-0 contre les Foreurs cette saison. Tyler Whitehead et Justin Munden ont récolté chacun deux aides dans la victoire. À deux points... D’Orso a fait face à 29 lancers, alors que Jean-Philippe Levasseur s’est avéré solide pour les Huskies, bloquant 24 tirs. Il enregistre sa 19e victoire de la saison. Ce gain permet aux Huskies de s’approcher à 2 points de leurs rivaux régionaux et du premier rang de la division Télus. Une victoire ce soir au Centre Air Creebec de Val-d’Or (19 h) pourrait donc permettre aux Huskies de rejoindre les Foreurs en tête. Les photos du match : http://www.huskies.qc.ca/photos.asp?Date=2006-12-29 29/12/06Votre événement de l'année: la crise forestière
Votre choix est fait. Vous avez décidé que l’événement de l’année en région a été la crise forestière.
David Prince Depuis un mois, vous avez été nombreux à voter sur notre blogue (lafrontiere.canoe.ca) pour l’événement qui vous a le plus marqués en 2006. Votre choix est très logique puisque cette crise sans précédent a envoyé au chômage quelque 2000 travailleurs, ce qui aura des répercussions pendant plusieurs années. Il est à prévoir que cette crise se poursuivra encore longtemps puisque l’on paie aujourd’hui pour les coupes excessives du passé. En décembre, le Forestier en chef du Québec, Pierre Levac, a confirmé qu’on a surexploité de 23 % la forêt. Les compagnies, qui sont aux prises avec un dollar canadien fort, des coûts d’énergie élevés et qui viennent de sortir d’une guerre commerciale avec les Américains, ont donc vu leur nombre d’arbres à couper être fortement réduits. En région, 14 des 19 scieries ont fermé en quelques mois. Sans compter les usines de transformation. Bref, ça va mal dans le bois! Boom minier Par chance que l’industrie minière connaît des années fastes, ce qui a aidé à combler une partie des pertes de l’industrie forestière. 27/12/06Santé mentale: «On peut s'en sortir»
«Je veux que les gens sachent qu’on peut s’en sortir.»
Martin Guindon C’est le souhait formulé par Diane Lanctôt, 48 ans, au terme d’une entrevue réalisée en compagnie de Bruno Bisson, intervenant social, et Marlène Coulombe, directrice de l’organisme communautaire Le Pont, qui vient en aide aux gens avec des problèmes de santé mentale. Visiblement nerveuse, c’est néanmoins avec le sourire et une confiance apparente que Diane s’est livrée, le 15 décembre. Véritable succès d’intégration sociale du Pont, elle a bien voulu parler de son cheminement des dernières années qui lui ont permis cette année de fêter son premier Noël avec une joie de vivre et un espoir en l’avenir. «Avant le Pont, je voyais la vie en noir. Tout était négatif. Je me disais que je ne m’en sortirais jamais. Ma vie sociale se limitait à rester à la maison, fermer les stores et avoir une peur de sortir. L’énergie que j’avais, je la passais à me maganer, à me mutiler. Je n’avais pas d’appétit, pas d’entrain. Je ne voulais pas vivre, je voulais disparaître», se souvient-elle. Deux maladies Diane vit avec deux maladies mentales depuis 21 ans. Ce n’est toutefois qu’il y a six ans qu’on a enfin mis le doigt sur lesquelles. Elle a un trouble de personnalité limite (TPM) et est psycho-maniaco-dépressive (PMD). Des traumatismes qui remontent à l’enfance les auraient déclenchées. «Elle avait de la difficulté à gérer ses émotions et ses relations interpersonnelles. Ce sont souvent des gens impulsifs, qui vont tenter de se suicider, s’automutiler», explique son intervenant au Pont, Bruno Bisson. Cinq ans de travail Après cinq ans de travail sur elle-même avec l’aide du Pont (voir autre texte), Diane s’en sort. Elle gère mieux ses émotions, a appris à dire non, contrôle ses impulsions et a retrouvé la joie de vivre. Elle est en réinsertion au travail depuis 18 mois et habite seule dans un logement depuis juin. Elle siège aussi au conseil d’administration du Pont depuis septembre. «Je me sens plus rassurée, plus enjouée. J’ai mon appartement. Si une situation me fatigue, je le dis. Avant, j’accumulais et j’explosais. Je me suis rapprochée de mes enfants. Je continue à voir Bruno, mais une heure par deux semaines. On n’a pas eu à faire de gestion de crise depuis trois ans. Je m’en suis sortie», estime aujourd’hui Diane. 4500 $ disparaissent de son compte de banque
Martin Guay, 17 ans, étudiant au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, s’est fait voler 4500 $ dans son compte de banque, soit deux fois 1000 $ le 14 décembre, encore deux fois 1000 $ le 15 décembre, puis, le coup de grâce, 500 $ le 18 décembre, à six jours de Noël.
Ghislain Loiselle Lorsqu’il s’est rendu compte de la fraude, il a composé le numéro 1 800 du Mouvement Desjardins pour faire bloquer l’accès à son compte au voleur. «L’employé de Desjardins m’a demandé d’aller à ma caisse le lundi, à l’ouverture, pour faire régler mon problème, parce qu’il ne pouvait rien faire, n’étant pas autorisé à fouiller dans les dossiers des clients», a déploré Martin. À la suite de cet appel, le dernier 500 $ s’est volatilisé! «C’est le 16 décembre, en soirée, que j’ai constaté qu’il se passait quelque chose d’anormal dans mon compte. Je me demandais ce qui se passait. Je capotais. J’étais sur les nerfs. Surtout que je ne pouvais pas arrêter les vols. D’ailleurs j’ai tout perdu ou presque. Dès l’ouverture de la caisse, j’ai changé et ma carte et mon numéro d’identification personnel (NIP), ne voulant prendre aucune chance. À la Caisse, on m’a dit que des fraudes électroniques se produisent de temps en temps, mais que je suis assuré et serai remboursé, mais que ça va prendre un peu de temps. Une enquête a été ouverte.» Un gars prudent «Je n’ai jamais donné mon NIP. Je n’ai pas perdu ma carte et je ne suis pas dépensier. Je suis un gars tranquille. Je ne sors pratiquement pas. Mes amis sont recommandables. Il n’y a pas de problème avec ma soeur, une adolescente bien tranquille elle aussi. Pas de problème avec mon frère non plus, qui n’est plus à la maison. Par contre, je me suis rendu à Montréal l’été dernier, chez un bon ami anciennement domicilié à Évain», a confié Martin. L’auteur du vol pourrait-il être une de ses connaissances? «Non. C’est impossible», selon Martin. Sur Internet, il a pu voir que les virements ont été faits vers quatre nouveaux comptes à son nom, deux à Montréal, un à Laval, un à Gatineau et un à Maniwaki. «On devrait pouvoir les retracer. La Caisse doit m’en donner des nouvelles.» Qu’est-ce qui a pu arriver? Il y a plusieurs possibilités. Il a pu se faire cloner sa carte soit à Montréal ou à Rouyn-Noranda. Il ne serait pas le premier. Internet peut aussi être en cause. Martin navigue beaucoup sur le réseau et utilise Accès D, mais il ne se souvient pas avoir été pris au piège avec une demande par courrier électronique que des arnaqueurs auraient faite au nom de Desjardins pour obtenir des informations. 22/12/06Programme double Huskies-Foreurs: le premier rang à l'enjeu?
Tout dépendant de ce que les deux équipes vont faire ce soir (mercredi), le 1er rang de la division québécoise pourrait être à l'enjeu en fin de semaine lors du programme double du temps des Fêtes entre les Huskies et les Foreurs.
Dominic Chamberland L'action reprend ce soir dans la LHJMQ après la traditionnelle pause de Noël. Pendant que les Huskies sont à Drummondville, les Foreurs visitent Gatineau. Rouyn-Noranda est présentement à quatre points de Val-d'Or, qui détient la 1re position. Les grands rivaux de l'Abitibi vont ensuite s'affronter vendredi à l'Aréna Dave-Keon et samedi au Centre Air Creebec. Ça promet! «C'est sûr qu'on a hâte, a mentionné André Tourigny. «Ces deux matches représentent un beau défi pour nous et un événement très intéressant pour nos partisans, a ajouté l'entraîneur-chef des Huskies. Mais avant, il faut se concentrer sur notre partie à Drummondville, surtout que les Voltigeurs nous ont donné de la misère cette année», a-t-il rappelé. Jusqu'ici, en 2006-2007, l'équipe rouynorandienne montre une fiche de 1-2-0 contre Drummondville et de 3-2-0 contre Val-d'Or. Comme l'an passé, les Huskies et les Foreurs doivent croiser le fer 12 fois durant le calendrier régulier. Meilleurs qu'anticipé Les Huskies auront obtenu des résultats au-delà des espérances en première moitié de saison en compilant une fiche de 20-14-5, ce qui leur permet d'être dans la course au 1er rang dans la section Ouest (maintenant appelée section Telus), laquelle regroupe les 10 clubs du Québec. Vrai que les attentes ne pouvaient pas être tellement élevées envers cette équipe, la deuxième plus jeune de la LHJMQ malgré la présence de 18 vétérans. Il faut savoir que là-dessus, on compte seulement trois joueurs de 19 ans. Rappelons aussi que 10 de ces 18 vétérans n'en sont qu'à leur deuxième année dans le junior majeur, leur première complète dans certains cas. «Pour être honnête, on ne s'attendait pas à être rendu à 20 victoires aux Fêtes, a reconnu André Tourigny. D'un autre côté, nous sommes surpris oui et non de ces résultats car on savait que le potentiel était là», a commenté le pilote. Calendrier chargé Après leur programme double contre Val-d'Or, les Huskies vont amorcer l'année 2007 avec un séjour de quatre matches devant leurs partisans. Ils recevront tour à tour Québec (le 4 janvier), Victoriaville (le 6), Drummondville (le 7) et l'Île-du-Prince-Édouard (le 10). Il faut avouer que les Huskies s'en sont bien sortis en première moitié de saison malgré un calendrier fort chargé et tout le voyagement qui vient avec. Ils sont l'une des équipes qui ont disputé le plus de parties jusqu'ici, soit 39 (20 à l'étranger et 19 à domicile). «Il faut rendre hommage aux joueurs, a signalé André Tourigny. Ils n'ont pas baissé de régime souvent et ils avaient encore de l'énergie en troisième période malgré le grand nombre de matches.» Dure semaine pour Pierre Corbeil
«Le bois tombé lors des chablis de juillet sera transformé en priorité au Québec. C’est seulement si des volumes ne trouvent pas preneur que nous allons envisager de les vendre à l’extérieur.»
Patrick Rodrigue Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, réfute avec véhémence les informations qui ont été présentées le 19 décembre à la télévision de Radio-Canada. On y apprenait qu’il avait recommandé en novembre que 600 000 m3 des 3 millions de mètres cubes de bois renversés cet été soient expédiés en Ontario ou aux États-Unis, alors que les fermetures de scieries se multiplient. «C’est une tempête dans un verre d’eau, a déclaré le ministre, en entrevue. S’il est vrai que nous avons un décret en ce sens, il n’a pas encore été adopté. Le bois récolté sera transformé d’abord au Québec. Seulement, on ne peut accepter que la ressource se détériore sur place. Si du bois ne trouve pas preneur ici, on veut quand même se garder la possibilité de pouvoir l’écouler. On a plusieurs options, dont le décret», a-t-il expliqué. Peu de débouchés À la mi-décembre, près de 500 000 m3 avaient déjà été récoltés dans les régions affectées par le chablis, dont le Témiscamingue. «En fait, le seul endroit où l’on opère présentement dans la région, c’est dans le chablis. Sauf que le bois se retrouve souvent en îlots isolés, donc souvent durs et coûteux à récupérer», a fait valoir le vice-président aux affaires publiques chez Tembec, Pierre Brien. En plus des coûts, l’autre problème de la région, c’est que la majorité des scieries et des usines de pâte utilisent des résineux, alors que la plupart des arbres brisés sont des feuillus. «En plus, même avec l’aide gouvernementale, plusieurs scieries de feuillus n’opèrent pas parce que le marché est trop défavorable en ce moment. Il va donc y avoir des volumes qui ne trouveront pas preneur», a indiqué M. Brien. Dégradation rapide Dans le meilleur des cas, Pierre Corbeil espère qu’on pourra récupérer 1,9 M m3 de bois. «On a de la chance avec l’hiver tardif. Tant qu’il n’y a pas de neige, on peut récolter. Mais dès la fonte des neiges, le bois va commencer à se dégrader», a-t-il mentionné. 20/12/06Père et fille se paient l'Everest pour Noël
Pour bien des gens, Noël correspond aux réunions de famille autour d’un bon repas chaud, près du sapin. Un père et sa fille ont cependant décidé de sortir de l’ordinaire et de partager une expérience hors du commun en s’offrant rien de moins que l’escalade du mont Everest!
Patrick Rodrigue Jean-Marie Arseneault, 66 ans, et sa fille Blandine, copropriétaire de Cuisine Soleil, une PME d’aliments santé basée à Destor, ont quitté Rouyn-Noranda à la fin novembre pour se rendre dans la ville de Jiri, située à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale du Népal, Katmandou. De là, ils ont entrepris une randonnée qui devait les mener, 17 jours plus tard, au camp de base de la plus haute montagne du monde. «On a marché à raison de huit heures par jour pour arriver au camp de base, situé à 18 000 pieds d’altitude. Mais en fait, avec tous les vallons qu’on a dû traverser pour nous rendre, on a bien dû escalader 29 000 pieds au total», a raconté M. Arseneault, qui a contacté le journal le 15 décembre, alors qu’il se trouvait encore au Népal. Un tandem plutôt rare Si le périple s’est bien déroulé, il n’a toutefois pas été facile. À cette hauteur, l’oxygène se fait plus rare et la fatigue survient vite. «Des bouts, j’avais l’impression d’avoir 105 ans tellement je pompais quand je marchais. À un moment donné, juste le fait d’écrire une carte postale m’essoufflait», a mentionné Jean-Marie Arseneault. Ce dernier n’est d’ailleurs pas peu fier d’avoir réalisé un exploit dont bien peu de Témiscabitibiens peuvent se vanter. «Un gars de la région et sa fille qui es-caladent l’Everest ensemble, ça doit être assez rare», a-t-il fait valoir. Là où l’on mendie des crayons Si Blandine et Jean-Marie Arseneault ont entrepris ce voyage peu commun, c’était d’abord et surtout pour découvrir la culture népalaise. Et ils n’ont pas été déçus. «On a vu des forêts extraordinaires, bien plus riches que les forêts de Colombie-Britannique. Et partout des sherpas qui aidaient les voyageurs en portant l’équipement à dos d’homme. Et des yaks en masse aussi. C’est quelque chose de voir ces gros animaux marcher à flanc de montagne sans que ça semble les déranger», a relaté M. Arseneault. Ils ont aussi été frappés par la fierté des gens qui, même s’ils sont pauvres, ne mendient pas. «En fait, les enfants venaient souvent nous voir, mais c’était pour avoir des crayons. Parce que là-bas, leur désir le plus cher, c’est de s’instruire», a précisé Jean-Marie Arseneault. Cliche au Championnat mondial junior
Marc-André Cliche est devenu, vendredi dernier, le premier Abitibien en 18 ans à décrocher un poste avec Équipe Canada junior.
Dominic Chamberland L'athlète de Rouyn-Noranda, quartier Bellecombe, aura donc la chance de participer au championnat mondial de hockey junior, qui aura lieu en Suède durant les Fêtes. «C'est quelque chose de spécial, c'est un bel honneur, a mentionné Cliche. Je ne pensais jamais que ça faisait aussi longtemps qu'un gars de la région n'avait pas fait l'équipe canadienne.» En 1988-89, Éric Desjardins avait été prêté à l'équipe nationale des moins de 20 ans par le Canadien de Montréal. Le défenseur de Rouyn-Noranda avait aussi pris part au mondial junior l'année précédente, remportant la médaille d'or en Russie. Sauf erreur, les frères Sylvain et Pierre Turgeon, eux aussi de Rouyn-Noranda, sont les seuls autres Abitibiens à avoir percé l'alignement d'Équipe Canada junior. Tout excité Marc-André Cliche était tout excité, vendredi dernier à Calgary, avant de sauter dans l'avion qui allait conduire les membres d'Équipe Canada junior en Europe. Il venait alors d'apprendre que l'entraîneur-chef Craig Hartsburgh l'avait sélectionné. «C'est un feeling incroyable!, a lancé le centre droitier de 19 ans. Je n'avais pas dormi de la nuit car j'imaginais tout le temps la sonnerie du téléphone qui allait m'annoncer que j'étais retranché! Heureusement, ça n'a jamais sonné...» Cliche a dû trimer dur pour se tailler un poste, d'autant plus que seulement 11 places étaient disponibles en raison de la présence de 11 vétérans de l'édition championne de l'an dernier. «À cause des nombreux vétérans, fallait ressortir deux fois plus pour se faire remarquer. Je crois avoir obtenu une place grâce à mon intensité et à mon ca-ractère, a-t-il affirmé. «Je me donne tout le temps et j'accepte mon rôle, a ajouté le capitaine des MAINEiacs de Lewiston. C'est probablement un rôle défensif qui m'attend au mondial. Plus le camp de sélection avançait et plus je sentais que j'avais ma place dans l'équipe. Le camp était stressant et très intense.» Deux Québécois Choix de 2e ronde des Rangers de New York en 2005, Marc-André Cliche se veut l'un des deux seuls Québécois d'origine à faire partie d'Équipe Canada junior 2007, l'autre étant Kristopher Letang, des Foreurs. Bourdon et Marchand? Ils viennent des Maritimes. Chose certaine, Cliche et ses coéquipiers font face à la pression de remporter le titre mondial. Car pour le Canada, tout autre résultat que la médaille d'or est considéré comme un échec. «La pression n'est pas un problème parce que tous les gars ici sont déjà habitués de jouer sous pression», a-t-il soutenu. Des médecins formés à Rouyn-Noranda en 2009?
Le Centre de santé et de services sociaux (CSSSRN) effectue les démarches nécessaires pour que soit mise en place une unité de médecine familiale (UMF) à Rouyn-Noranda d’ici 2009.
Martin Guindon Une UMF accueille les étu-diants en médecine générale pour leur dernière année de résidence. Ils reçoivent de l’enseignement clinique tout en faisant le suivi de patients. Les UMF apportent d’excellents résultats au niveau du recrutement. Celle d’Amos-La Sarre a permis de recruter cinq nouveaux médecins à sa première année d’existence. «On veut déposer notre projet d’UMF avec l’Université de Sherbrooke à la fin de février. On devrait avoir une réponse du ministère de la Santé et des Services sociaux à l’automne et être en mesure d’accueillir nos premiers médecins résidents en 2009», a indiqué vendredi Dre Annie Léger, directrice des soins professionnels au CSSSRN. Déjà des stages Le CSSSRN jouit déjà d’une unité extérieure de médecine familiale en collaboration avec l’Université de Sherbrooke. Celle-ci lui permet d’accueillir quatre étudiants de médecine pour des stages de trois mois. «Nous allons maintenir cette unité extérieure jusqu’en 2009. Au lieu d’avoir six étudiants à l’UMF la première année, on en aurait quatre et au lieu de quatre à l’unité extérieure, on en aurait deux, question d’assurer la transition. Mais la 2e cohorte de l’UMF serait de six étudiants et il n’y aurait plus d’unité extérieure», explique Dre Léger. Un projet d’UMF à Val-d’Or est déjà à l’étude au ministère de la Santé. 19/12/06Les taxes vont baisser, mais pas pour tous
Le taux de ta-xation des résidences de Rouyn-Noranda connaîtra une baisse moyenne de 5,82 % par 100 $ d’évaluation en 2007. 20 secteurs sur 24 verront ainsi leur taux diminuer. Toutefois, dans plusieurs cas, en raison de la hausse de la valeur des maisons, le chèque que les gens enverront à la ville va monter, et parfois même de façon marquée.
Patrick Rodrigue La valeur des maisons a en effet été haussée en moyenne de 4,3 % pour la période s’étendant de 2007 à 2010. Donc, si le taux de taxation de votre quartier baisse de 4,3 %, vous vous retrouverez à payer exactement le même montant à la fin. Si la baisse est inférieure à 4,3 %, votre compte de taxes va en fait augmenter. Caouette heureux Malgré tout, le maire Roger Caouette ne cachait pas sa satisfaction d’avoir pu baisser les taux de taxation dans 20 des 24 secteurs de la ville. Il a d’ailleurs reconnu que la hausse du rôle d’évaluation lui avait donné un bon coup de pouce. «C’est en grande partie grâce à ça et aux nombreuses nouvelles constructions qui ont été amorcées cette année que nous avons pu baisser nos taux de taxation. La baisse des coûts rattachés à la Sûreté du Québec et celle de nos primes d’assurances, qui juste là totalisent des économies de 414 000 $, nous ont aussi aidés», a indiqué M. Caouette. «Après cinq ans, on peut dire que la fusion commence à être bien digérée», a-t-il ajouté, faisant référence au fait qu’à peu près tous les quartiers ruraux allaient, pour la première fois depuis le 1er janvier 2002, connaître une réduction de leur taux de taxation. Gel des tarifs Par ailleurs, la tarification pour l’eau potable sera gelée pour une deuxième année d’affilée, à 5,12 $ par 1000 gallons. Celle pour les déchets sera elle aussi gelée à 139 $ par maison unifamiliale pour une deuxième année de suite. La taxe d’affaires sera quant à elle maintenue à 5,35 $ pour une quatrième année consécutive. Tous les détails pour les 24 quartiers de la Ville dans notre édition papier Baisse de taxes?
Pour le commun des mortels, la taxe municipale c’est le montant inscrit sur le chèque qu’il envoie à l’hôtel de ville. Pour les élus, c’est plutôt le taux de la taxe foncière additionné aux différentes taxes spécifiques comme la taxe environnementale. C’est pourquoi plusieurs citoyens feront le saut lorsqu’ils recevront leur compte de taxes en janvier. Ils auront vu dans les médias que l’administration Caouette a réussi à baisser les taxes, mais le chèque qu’ils enverront à la ville sera sensiblement le même ou même, dans certains cas, sera plus élevé. C’est qu’en raison de la vigueur de l’économie, la valeur des résidences a augmenté.
Quoi qu’il en soit, le deuxième budget Caouette est plutôt positif et devrait contenter la majorité. En raison de nouveaux revenus provenant entre autres de la taxe sur l’essence, la Ville pourra faire des travaux supplémentaires en payant comptant. Fini la carte de crédit pour réparer certains bouts d’aqueduc! Les finances de la Ville demeurent très précaires en raison de l’énorme dette de quelque 56,5 M $. Dans son budget, le maire Caouette précise qu’elle devrait chuter à 55,8 M $ d’ici 12 mois. Cependant, c’est sans compter les emprunts que l’on pourrait faire en 2007 pour agrandir Dave-Keon (3,3 M $), le Centre d’exposition (2 M $), le kiosque touristique (750 000 $) et le parc industriel (800 000 $). Si ces quatre projets voient le jour, ce qu’a promis le maire Caouette, l’endettement municipal frisera les 62 M $! Il faudra suivre cet endettement de près puisque l’on se rappelle que M. Caouette a toujours promis de la baisser année après année. Inutile de dire que le paiement de la dette est toujours la principale dépense municipale. Sur chaque dollar envoyé à la Ville, 19 sous vont à la dette! Un commentaire de David Prince 16/12/06Six membres d'une famille sauvées par le détecteur de fumée
Six membres d’une famille ont été sauvés du feu par un détecteur de fumée, au 124 de la route 109 Sud, à St-Mathieu-d’Harricana, dans la nuit de mercredi à jeudi.
Ghislain Loiselle «Un père, une mère et leurs quatre enfants sont sortis juste à temps de leur maison, qui était déjà la proie des flammes», a rapporté le directeur du Service des incendies d’Amos, Pierre Gagnon. Les deux parents, Martin Roch et Brigitte Gervais, témoignent de l’importance d’un détecteur de fumée. «C’est extrêmement important. Il y a deux semaines, Lise Noël, de la municipalité, faisait le tour des maisons et a testé mes détecteurs. Une pile était morte. Elle me l’a changée. C’est peut-être elle qui nous a sauvé la vie», a témoigné M. Roch, conseiller municipal à St-Mathieu. Perte totale Le feu a pris dans la salle de la fournaise à bois, mais rien ne dit que c’est nécessairement l’appareil de chauffage qui a mis le feu, a expliqué le chef des pompiers. Ça peut toujours être une autre cause. Un tison peut être tombé par terre et avoir mis le feu. Le feu peut avoir couvé un certain temps. Quoi qu’il en soit, les six sinistrés n’ont rien pu faire et se sont réfugiés chez des voisins. Ils ont composé le 911 vers 23 h 38. Lorsque les pompiers sont arrivés, le feu était déjà hors contrôle. Ce n’est que vers 3 h du matin que les quelque 12 pompiers présents avec leurs quatre véhicules ont réussi à prendre le dessus. La perte est totale: 100 000 $ pour la grosse maison unifamiliale, plus son contenu. Les pompiers ont quitté les lieux un peu après 7 h. La Croix-Rouge est venue en aide à la famille durant la journée pour les besoins de première nécessité. ![]() ![]() ![]() ![]() 15/12/06L'effort dévalorisé (BIS)
Il y a trois semaines, j’écrivais dans cette chronique qu’il n’est plus in de faire des efforts pour atteindre un but. Mais il y a des exceptions à la règle et une dame âgée me l’a bien fait comprendre la semaine dernière. Je me rends à la banque pour faire une transaction au guichet automatique. En plein midi, c’est la cohue. Les gens circulent vite et c’est la course à savoir qui arrivera à retirer son argent le plus vite.
Arrive cette vieille dame qui réussit à se déplaceer de peine et de misère à l’aide d’une marchette. Ça lui a pris plusieurs minutes et toute son énergie pour franchir la porte et ensuite se rendre au guichet. C’est classique, personne ne lui offrait de l’aider. Alors, je m’approche et je lui demande si je peux faire quelque chose pour elle. Elle me répond qu’elle n’a pas besoin d’aide, que ça va peut-être lui prendre tout l’après-midi pour avoir son 20 $, mais qu’elle y arrivera toute seule. Elle ajoute qu’il serait très facile pour elle de s’asseoir dans une chaise roulante, mais qu’elle s’y refuse. «Tant que je serai capable de marcher, je le ferai. Je ne vais plus aussi vite que dans le temps, c’est vrai, mais je suis à la retraite, j’ai tout mon temps.» Cette anecdote m’a fait réfléchir. Combien de personnes choisi-raient la chaise roulante plutôt que la marchette? Une tortue serait arrivée plus vite au guichet que cette dame, mais elle persistait à vouloir atteindre son but par ses propres moyens. Je ne la connais pas, mais je doute que ce genre d’attitude se développe une fois rendu à l’Âge d’or. C’est un peu inquiétant de voir que de plus en plus de gens choisissent toujours la facilité plutôt que faire des efforts. Un commentaire de David Prince 13/12/06Votez pour l'événement de l'année
2006 s'achève. Question de se remémorer les événements marquant de l'année, on vous offre la possibilité de voter pour ce qui vous a marqué le plus cette année.
2006 a commencé avec une vraie bombe pour les amateurs de hockey alors que les Huskies ont échangé le préféré de la foule. Un joureur respecte qui a ensuite gagné la Coupe Memorial avec Québec, Brent Aubin. En février, La Frontière révélait au monde que le site minier Aldermac laissait échapper une eau 100 000 fois plus acide que ce qui est tolérée par Québec. Cet article a fait jasé. Tellement que le gouvernement, le propriétaire du site, a décidé d'investir de l'argent ppour restaurer le site. Une décision est attendue dans ce dossier lors du prochain budget. Lors des Jeux Olympiques de Turin, la Rouynorandienne Gina Kingsbury aide l'équipe de hockey féminin à remporter la médaille d'or. Un promoteur souhaite implanter une méga porcherie dans le quartier Mont-Brun. Il n'en faut pas plus pour que des citoyens en colère assiègent l'hôtel de ville. Jusqu'à présent, la Ville n'a toujours pas émis le certificat au promoteur. Pendant l'été, c'est la guerre au Liban qui a retenu l'attention. Une famille de Rouyn-Noranda a dû se cacher pendant deux semaines dans une cave à légumes pour ne pas périr sous les bombes israéliennes. Huit membres de leur famille n'ont pas eu cette chance et sont décédés. Même si l'économie de la région reste forte, 2006 restera marquée par les nombreuses fermetures d'usine dans le domaine du bois. La région a ainsi perdu quelque 2000 emplois. 2007 ne s'annonce guerre mieux à ce chapitre puisque le forestier en chef a annoncé d'autres coupures dans les coupes de bois. Voilà à nos yeux les principaux événements de 2006. Votez nombreux et faites- nous valoir vos opinions sur ces sujets. Suivez les résultats de vos votes dans notre édition du 3 janvier. Desjardins et Chevrette face-à-face
Après s’être insultés à plusieurs reprises par médias interposés, c’est finalement lors d’un dîner de la Chambre de commerce de Rouyn-Noranda que le militant Richard Desjardins et le président du Conseil de l’industrie forestière (CIFQ), Guy Chevrette, se sont expliqués.
Patrick Rodrigue La présence des deux hommes au dîner de la chambre de commerce a donné lieu à de bons échanges. «Finalement, ce qu’on constate en vous écoutant, c’est que l’industrie veut la matière première le plus gratuitement possible», a lancé M. Desjardins. Le pdg du CIFQ s’est défendu en faisant va-loir que la plupart des mesures avancées par Québec dans son plan d’urgence sont inutilisables par les industriels. «Ce qui me trouble dans tout ça, c’est que maintenant que vous êtes à la tête de l’industrie vous réclamez des allégements partout, alors qu’à l’époque où vous étiez ministre des Ressources naturelles, vous n’avez rien fait», a ajouté le chanteur-militant. «Pendant mes deux ans au ministère des Ressources naturelles, je n’ai peut-être pas été parfait, mais au moins j’ai été sincère, a rétorqué M. Chevrette. Aujourd’hui, je reconnais qu’il faut changer notre approche. Profitons de la crise pour mieux tout planifier: la récolte, l’aménagement, la gestion, les inventaires, etc.» Guy Chevrette en a aussi profité pour asticoter Richard Desjardins sur les aires protégées, après avoir été interpellé sur le sujet. «Nous sommes en faveur de leur implantation partout au Québec, mais sur des bases scientifiques bien établies. Pas simplement pour faire plaisir à un ou deux propriétaires de chalets sur le bord d’un lac», a-t-il lancé, faisant allusion au chalet familial des Desjardins au lac Vaudray. C’est parce que le territoire avait été menacé par les coupes que Richard Desjardins avait réalisé L’Erreur boréale. Nourrir les gros pour faire mourir les petits «Ce que moi je comprends, c’est qu’il faut faire diminuer le plus possible le coût de la fibre afin de créer des compagnies encore plus grosses, au détriment des petites usines», a ensuite commenté le porte-parole régional de Québec Solidaire, Guy Leclerc. Des paroles qui ont fait sortir Guy Chevrette de ses gonds. «C’est une interprétation gratuite de mes propos, s’est-il écrié, piqué au vif. Ce qui se passe, c’est que nous vivons dans un monde dominé par les lois du marché. C’est tout. Et les gros peuvent même avoir avantage à établir des partenariats avec les petits, qui connaissent mieux leur milieu.» ![]() Vaudray-Joannès enfin une aire protégée
Québec serait sur le point d’officialiser le statut de la forêt des lacs Vaudray et Joannès comme réserve permanente de biodiversité. Cette perspective, dévoilée par Radio-Canada, ne réjouit pourtant pas l’Action boréale, dont la création de cette aire protégée était l’un des chevaux de bataille.
Patrick Rodrigue «Nous sommes contents que ça aboutisse enfin, c’est sûr. Ce qui nous dérange, c’est que Québec n’a tenu aucunement compte des recommandations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement pour déterminer la portion de territoire à protéger. Même si nous et Tembec étions pourtant prêts à les respecter», déplore le président du groupe écologiste, Henri Jacob. Trop petite De fait, alors que le BAPE avait suggéré de proposer un territoire de 400 km2, ce qui était tout de même deux fois moins que ce que souhaitait l’Action boréale, la zone finalement retenue, selon Radio-Canada, ne mesurera que 193 km2. «Autrement dit, les deux ans et demi qu’on a attendu auront été une simple perte de temps», s’indigne M. Jacob. Selon lui, l’aire protégée sera trop petite pour jouer efficacement son rôle. «Pour qu’on protège réellement les espèces animales et végétales qui s’y trouvent, elle devrait être au moins deux fois plus grande. Comme ce que le BAPE avait proposé. Parce que dans le cadre actuel, l’aire ne va protéger que 20 % de l’écosystème visé. En plus, comme ses limites seront situées en plein bois, personne ne va pouvoir savoir où elle commence et où elle finit», mentionne-t-il. 12/12/06Impossible que Levasseur soit échangé
La période d'échanges va s'ouvrir lundi prochain dans la LHJMQ et tout le monde a bien hâte de voir ce que nous réservent les Huskies à ces emplettes du temps des Fêtes.
Dominic Chamberland Les rumeurs les plus folles envoient Jean-Philippe Levasseur un peu partout, même à Val-d'Or, mais André Tourigny a réitéré, comme il l'avait fait en début de saison, que le gardien vedette ne sera pas échangé. «Je l'ai dit et je le dis encore, c'est impossible!, a juré l'entraîneur-chef et directeur-gérant des Huskies. Et pour être honnête avec vous, aucun directeur-gérant de la ligue ne m'a appelé au sujet de Levasseur car ils savent tous qu'on ne l'échangera pas. La transaction de Brent Aubin, qui va nous faire avancer pendant trois ans, nous permet de ne pas toucher à Levasseur», a-t-il affirmé. Les Huskies ont l'intention d'être acheteurs durant la période de transactions, mais comme ils sont loin d'être les seuls, ça risque de compliquer leur tâche car tout le monde va courir après les mêmes joueurs. Ils devront donc faire preuve d'imagination pour arri-ver à leurs fins. «Nous sommes prêts à être agressifs, on veut améliorer le club, sauf que les autres équipes nous demandent les gars de nos deux premiers trios et nos quatre ou cinq premiers défenseurs, a souligné Tourigny. «Nous avons échangé Brent l'an passé pour bâtir autour de bonhommes comme Riendeau, Carpentier, Dubuc, Vishnevsky et cie, a-t-il relaté. Or, il faudrait sortir certains d'entre eux pour être de gros acheteurs, mais on n'est pas prêt à sa-crifer ces joueurs-là.» Au premier coup d'œil, les Huskies auraient besoin, au minimum, d'un bon marqueur et d'un défenseur d'expérience pour aspirer au championnat. Mais on s'en doute un peu, les joueurs disponibles de cette trempe ne courent pas les rues. Et si c'est le cas, le prix à payer pourrait être exorbitant. Les Huskies ont beaucoup de jeunes prospects et de choix au repêchage à offrir, mais ça semble nettement insuffisant. «Ce n'est pas cela que les clubs adverses veulent, a indiqué André Tourigny. «L'autre problème, c'est que les équipes qui ont payé un prix très élevé l'an passé dans l'espoir d'aller à la Coupe Memorial s'attendent à obtenir le même prix cette année, a-t-il fait remarquer. Je les comprends, mais le prix ne peut pas être le même car la Coupe Memorial avait lieu dans notre ligue l'an dernier, ce qui n'est pas le cas cette année.» Richard Desjardins s'est fait plaisir
Richard Desjardins s’est fait plaisir pour son dernier spectacle de sa grande tournée Kanasuta samedi soir au Théâtre du Cuivre. On a eu droit à un Desjardins croustillant, mordant, drôle et engagé, bref, comme on l’aime.
David Prince La grande force de Desjardins a toujours été ses textes. Ça peut faire cent fois qu’on écoute ses disques et on saisit encore des subtilités. Dans sa jeunesse, Desjardins a lu tous les grands classiques de la littérature tout en se tenant dans les bars. Ça lui a permis d’avoir des textes très riches, mais tout en intégrant des paroles des gens de la rue! Il n’y a pas grands poètes sur terre qui peuvent faire rimer les mots Ange et Lounge. Monologues assassins Cette grande tournée Kanasuta, qui a duré deux ans, lui a permis de faire connaître ses revendications au niveau forestier. Il a expliqué à des milliers de spectateurs l’histoire de la forêt Kanasuta tout en parlant de son bébé, l’Action boréale. Un spectacle de Desjardins n’en serait pas un s’il n’y avait pas quelques monologues assassins. «Actuellement, ce sont les compagnies minières qui empêchent la création d’aires protégées. Je me suis informé à savoir qu’est-ce qu’on faisait avec l’or. On sort ça de la terre, on traite ça au cyanure, on en fait des lingots et on retourne ça en dessous de la terre dans des voûtes», a-t-il affirmé. Il a le don de faire rire et réfléchir en même temps. Longue absence? Desjardins a déjà annoncé qu’il n’avait pas d’autres disques en marche pour l’instant. Il va consacrer les prochains mois à la production de son film Le Peuple invisible. Ça pourrait donc prendre pas mal de temps avant qu’on le revoie en spectacle. C’est dommage parce que la magie entre Desjardins et son public agit encore. Les ovations qu’il a reçues samedi soir ont eu l’air de l’avoir troublé. Desjardins était visiblement ému. Il y a 190 noms de rue à changer à Rouyn-Noranda. Il y en aura bien une pour ce grand Rouynorandien... 06/12/06Le Tiers-Monde en Abitibi
Mettre les pieds à Kitcisakik, c’est se rendre au Tiers-Monde tout en restant en Abitibi.
Patrick Rodrigue Un an après que les médias nationaux eurent montré aux Canadiens la misère noire dans laquelle vivent quotidiennement les Anishnabe de Kitcisakik et que plusieurs politiciens eurent dénoncé la situation, rien n’a vraiment changé dans cette communauté installée sur les rives du lac Dozois, dans la réserve La Vérendrye. À Kitcisakik, 390 habitants s’entassent pendant l’hiver dans quelque 80 maisons mesurant rarement plus de 12 pieds par 16 pieds. Chaque maison abrite en moyenne six à sept personnes, mais ce chiffre peut facilement monter à 15 dans bien des cas. L’été, ce peuple de nomades déménage dans une trentaine de maisons situées au Grand lac Victoria, à une quarantaine de minutes au sud. Six toilettes pour tout le monde À part les bâtiments publics tels que le centre de santé et les bureaux du conseil de bande, l’eau courante n’est disponible dans aucune demeure. Les habitants doivent aller chercher leur eau avec des chaudières à l’un des cinq points d’eau de la communauté. Et comme elle n’est pas traitée, les problèmes de santé sont fréquents. Pour se laver ou aller aux toilettes, les Anishnabe doivent se rendre dans un bloc sanitaire où l’on retrouve six douches et autant de toilettes pour la totalité des habitants. «En plus, il arrive souvent l’hiver que les tuyaux gèlent. Et quand quelque chose brise, ça prend une éternité avant qu’on obtienne les fonds du gouvernement. Il y a tellement de procédures!», dénonce Jimmy Papatie, l’ancien chef de Kitcisakik. La nuit des abeilles L’électricité est quant à elle fournie par des génératrices à essence, à raison d’une par maison, et ce, même si l’on retrouve un barrage d’Hydro-Québec en plein coeur de la communauté. «On a proposé à la société d’État de nous laisser installer une mini-turbine pour alimenter notre village, mais on a essuyé un refus. Chez Hydro, on nous a dit que ce n’était pas dans leurs plans pour ce barrage. Nous, on pense plutôt qu’ils ont eu peur de créer un précédent», indique M. Papatie. En attendant, les habitants doivent consacrer une large part de leurs maigres revenus à l’alimentation des génératrices. «Non seulement ça pollue l’air, mais en plus, elles font tellement de bruit le soir qu’on a l’impression de vivre entouré d’un milliard d’abeilles», illustre Gilles Brazeau, membre du conseil de bande. 05/12/06La fonderie Horne détruira du bérylium
La fonderie Horne s’apprête à détruire une quantité importante de béryllium, un métal hautement toxique. Si certains employés se sont dits inquiets sur les ondes de Radio-Canada, le syndicat des employés s’est cependant fait rassurant.
Ghislain Loiselle «Voir si la fonderie Horne ferait preuve de négligence et mettrait en danger la santé de son personnel et de la population en effectuant des tests annoncés. C’est absurde cette affaire-là. Xstrata se met la tête sur la bûche. Elle ne pourrait tout de même pas se permettre de prendre des risques. Voyez vous le chiard que ça ferait? Je perçois ceux qui décrient la situation actuelle comme des espèces ayatollahs extrémistes qui cherchent à faire le trouble», lance président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda, Daniel Guimond. Il commentait ainsi une nouvelle radiophonique à l’effet que des employés redoutent les effets de la cueillette et de la disposition pour brûlage des poussières toxiques de béryllium. M. Guimond a expliqué que bien avant la grève juin 2002, la fonderie Horne s’était retrouvée avec une bonne quantité de matériel brut contenant du béryllium. Il a toujours été dans ses plans d’en disposer tôt ou tard. Il y aurait une vingtaine de tonnes de poussières toxiques accumulées. «Il y a des matières dont le taux en béryllium est de 20 000 parties par million, ce qui est très élevé. Le tout est actuellement sous un dôme pneumatique qui s’est affaissé à la suite d’un incendie, il y a quelques semaines. Alors, il faut s’occuper de cette matière. D’où les tests en vue d’une destruction. On ne peut quand même pas envoyer ça en Chine», a indiqué le syndicaliste. Plus concrètement, une boîte soudée et scellée sera descendue pour fonte. On veut voir comment ça va se comporter. Il n’y aura aucune substance de béryllium à l’intérieur. Ce n’est qu’un test, un essai prévu pour les prochaines semaines. «Tout a été bien expliqué aux travailleurs et ç’a été à la satisfaction du syndicat. Nous avons des garanties écrites. On sait exactement ce qui s’en vient», a fait savoir M. Guimond. Le directeur des affaires commerciales de la Horne, Gerry Barriault, a assuré que rien ne sera fait de façon non sécuritaire. «On ne va rien prendre à la légère. Nous allons nous assurer que tout le monde soit toujours bien informé des mesures à prendre et nous veillerons à ce que toutes les étapes soient franchies selon les règles», a-t-il fait savoir. Mireille Grenier, agente d’information, a dit qu’un protocole très strict sera suivi et que la compagnie y travaille depuis un an et demi de concert avec le syndicat. Le lac Kanasuta pollué au cadmium
C’est maintenant prouvé, le parc à résidus miniers Aldermac, situé à Arntfield, a non seulement détruit la rivière, le lac et la baie Arnoux, mais a contaminé au cadmium une bonne partie du lac Kanasuta. Voilà la conclusion d’une recherche effectuée par les chercheurs Yves Couillard et Richard Goulet.
David Prince Cette nouvelle recherche constitue le chaînon manquant à notre enquête publiée au mois de février. Nous faisions alors état de l’extrême pollution à l’aci-dité et aux métaux lourds de la rivière, du lac et de la baie Arnoux. En début d’année, les spécialistes nous avaient affirmé que le lac Kanasuta n’était pas affecté puisque le pH de l’eau redevenait normal très rapidement et que les métaux lourds sédimentaient rapidement au fond du lac. Or, il n’en est rien. Il est vrai que le pH de l’eau redevient normal, mais la norme canadienne de cadmium, un métal très toxique, est dépassée dans plus des trois quarts du lac. Plus de détail dans notre version papier. À trois petits points de la tête
Les Huskies sont en feu ces temps-ci, au point où ils se retrouvent soudainement dans la course au championnat de leur division!
Dominic Chamberland Non, on n'aurait jamais cru qu'à l'approche de la mi-saison, la jeune équipe de Rouyn-Noranda occuperait le 3e rang de la section québécoise avec une fiche de 18-11-4 et qu'elle ne serait qu'à trois petits points de la 1re position, détenue par nul autre que Val-d'Or. Comme on ne sait pas si ça va durer, profitons-en pendant que ça passe! Sixièmes il y a moins de deux semaines, les Huskies ont grimpé de trois échelons en remportant leurs cinq derniers matches. La troupe d'André Tourigny recevait, ces derniers jours, les deux pires clubs de sa section et elle n'a pas raté l'occasion de connaître une semaine parfaite de six points sur six à l'Aréna Dave-Keon. Après leur victoire de 3-1 sur Chicoutimi jeudi dernier, les Huskies ont balayé un programme double contre Rimouski en soutirant des gains de 5-2 et de 3-2 en prolongation, vendredi et dimanche. Vrai que l'opposition n'était pas la plus terrifiante de la ligue, mais le fait reste que les Huskies ont joué du hockey solide dans l'ensemble durant ces trois rencontres, allouant un petit but en 23 désavantages numériques et seulement 79 lancers au total. «Une très belle semaine!, a lancé un André Tourigny ravi. On marche au rythme de notre jeu en désavantage numérique et quand nous faisons le travail à ce niveau-là, on accumule les points de classement», a souligné l'entraîneur-chef des Huskies. Cinq buts accordés en trois sorties, on ne voit pas cela souvent de la part des Huskies et Tourigny en est évidemment bien heureux. «On joue beaucoup mieux défensivement et notre gardien fait les arrêts, a-t-il affirmé. On donne très peu de buts à forces égales ces temps-ci.» Pas de panique Selon le pilote, ses hommes ont offert une bonne performance dans chaque rencontre de la semaine, y compris dimanche, où ils ont dû combler un déficit de 2-1 en troisième période pour arracher la victoire en surtemps contre l'Océanic de Rimouski, la pire équipe de la LHJMQ. «Honnêtement, nous avons bien joué et Rimouski aussi, a soutenu André Tourigny. L'Océanic est un bien meilleur club que sa fiche ne l'indique. En regardant ses quatre trios, c'est une disgrâce que Rimouski ne soit pas beaucoup plus haut au classement.» Voilà qui n'est pas tellement flatteur pour son vis-à-vis de l'Océanic, Doris Labonté... Cela dit, Tourigny a apprécié que ses ouailles gardent leur calme dimanche quand les choses n'allaient pas trop bien. «On aurait pu paniquer, le stress commençait d'ailleurs à apparaître en deuxième période, mais les gars se sont pris en main pour revenir fort en troisième», a-t-il raconté. 01/12/06Nationite aiguë
Pour la première fois en 32 ans, (même lorsque j’étais dans le ventre de ma mère, cette question vitale, existentielle et primordiale troublait mes nuits), mercredi dernier j’ai dormi d’un profond sommeil. Il fait bon sentir que d’un coup, tous les problèmes de l’univers disparaissent. Les Africains vont pouvoir se payer une bonne bouffe, le climat reprendra ses droits sans que l’on fasse d’efforts et, plus important encore, le Canadien gagnera la Coupe Stanley. Mes amis, sortez le champagne, les ballons et les petites flûtes qui se déroulent et faisons une parade sur la Principale: le Québec est maintenant une NATION! Si c’est Stephen Harper qui l’a dit, ça doit être vrai!
Lorsqu’ils se sont couchés mardi soir, j’ose espérer que nos chers politiciens se sont sentis fiers d’eux. Qu’ils ont pris leurs enfants et leur conjoint dans leurs bras et leur ont dit en versant une larme: «Mes enfants, vous ne me voyez pas souvent à la maison et vous vous ennuyez. Je comprends, mais regardez: je fais de grandes choses pour votre avenir!» Honnêtement, est-ce qu’il y a un débat plus puéril que celui sur la nation québécoise? Bien sûr que le Québec est une nation, mais pas parce que c’est écrit sur un bout de papier à la Bibliothèque du Parlement. C’est une nation parce que les gens qui vivent aux Québec partagent majoritairemement la même langue et la même culture. Pas besoin de faire un débat de 40 ans là-dessus! Si seulement nos élus s’occupaient du vrai monde, des vrais débats... Par exemple, est-ce que notre margarine doit être blanche ou jaune? Doit-on dire hôpital ou centre de santé? Où doit-on implanter le nouveau CHUM? Pendant ce temps, les rues sont pleines de trous et nos poches sont vides! Vive la nation québécoise! David Prince
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