31/08/06« Un accident qui aurait pu être évité » - la coroner Catherine Rudel-Tessier![]() Par Alain Bérubé / Photo Claude Croisetière La coroner Catherine Rudel-Tessier est catégorique. La mort du petit Louis-Charles Lavallée-Latour, happé par un autobus scolaire en 2004 à Rock Forest, aurait pu être évitée. Me Rudel-Tessier a profité de la rentrée scolaire pour présenter son rapport d'investigation sur ce drame, survenu à l'intersection des rues Viau et De Gaspé le 6 décembre 20004, vers 16 h 35. Malgré les vérifications d'usage du chauffeur d'autobus, l'enfant âgé de 7 ans (qui se tenait à environ un mètre de la roue avant droite du véhicule) n'a pu éviter le pire. Il est alors tombé au sol, pour ensuite être écrasé par les roues arrière droites du véhicule. « L'autobus à nez allongé n'était pas équipé des six miroirs prescrits par la loi en vigueur depuis 1997, car il datait de 1995. Il serait souhaitable que les normes relatives à la sécurité soient appliquées à tous les véhicules en circulation », allègue Me Rudel-Tessier. Cette dernière ajoute que les miroirs dont étaient équipés cet autobus n'étaient pas bien ajustés et, ainsi, n'enrayaient pas les angles morts. « À l'endroit où l'enfant était situé, le chauffeur ne pouvait donc pas le voir, d'autant plus que Louis-Charles portait des vêtements foncés », souligne-t-elle. Bien que les autobus à nez allongé offrent une meilleure visibilité, Me Rudel-Tessier signale qu'un éclairage plus adéquat réglerait bien des problèmes. « L'intersection où a lieu l'accident n'est pas sécuritaire. La Ville de Sherbrooke, tout comme les autres municipalités, doivent envisager des moyens afin d'améliorer la sécurité à ces points d'arrêt », indique la coroner, qui préconise également une plus grande sensibilisation des écoliers et de leurs parents. Une enquête publique? C'est avec émotion que Jacques Latour, le père de Louis-Charles (accompagné de sa conjointe Nataly Larrivée , a réagi aux recommandations du coroner. « Nous sommes d'accord avec le rapport. Mais vu le grand nombre d'intervenants, pourra-t-on bien assurer le suivi de toutes ces recommandations? », se questionne-t-il. Les parents de Louis-Charles exigent donc une enquête publique, question d'éviter d'autres tragédies du genre. « Les commissions scolaires ont leur part à faire, en exerçant des pressions afin de hausser la sécurité du transport scolaire », lance M. Latour. 400 000 plants échapperaient à la SQ en Estrie![]() Par Alain Bérubé / Photo Claude Croisetière Selon le parti Bloc Pot, les opérations Cisaille menées en région sont loin de faire peur aux producteurs illégaux de marijuana. Cette formation politique québécoise, qui croit en la décriminalisation de la possession et de la culture du cannabis, avançait récemment que le programme de la SQ n'éradique qu'environ 10 % des plants poussant au Centre-du-Québec. On parle là-bas d'une récolte annuelle d'environ 2 millions de plants (chacun valant jusqu'à 1000 $), une véritable mine d'or pour les revendeurs. « Sans avoir des statistiques précises pour l'Estrie, c'est sensiblement la même proportion. Les efforts des policiers sont donc nettement insuffisants, compte tenu de la quantité importante de marijuana dans les champs de la région. L'Estrie, avec son microclimat dans certains secteurs (dont à Magog et à Coaticook), comporte de bonnes terres arables », souligne Hugo St-Onge, président du Bloc Pot. Ce dernier croit donc que l'Opération Cisaille est avant tout une question de marketing, car il est pratiquement impossible d'éliminer l'industrie lucrative qu'est la culture de marijuana. M. St-Onge soutient que les producteurs se font un coussin, prévoyant que le tiers de leur récolte passera aux mains des forces policières. « Je respecte les agents de la SQ, qui font leur travail conscienceusement. Mais nous croyons que tout cet argent devrait être investi ailleurs. Si la consommation et la récolte de marijuana étaient légales, la qualité du produit serait contrôlée et il y aurait beaucoup moins de violence », note-t-il. Faire son possible Louis-Philippe Ruel, relationniste pour la Sûreté du Québec en Estrie, se montre surpris face aux commentaires du Bloc Pot. « Je considère que nos policiers font de l'excellent travail, justifié par les dangers qui entourent la récolte de la marijuana. La drogue fait des ravages sociaux, notamment dans les écoles secondaires. Tout effort en vue d'éradiquer des plants de pot est tout à fait louable », lance-t-il. M. Ruel souligne que pour la production du cannabis, l'Estrie est en milieu de peloton. C'est tout de même 50 000 plants par année qui sont saisis, avec un record de 53 459 plants en 2005. « Nous arrêtons environ 80 personnes par année, ce qui contribue à ralentir les activités criminelles qui entourent la récolte de pot. Évidemment, il est toujours possible de faire mieux mais pour en arriver là, la SQ a besoin du support de la population. Par le biais d'Info-Crime, entre autres, nous pouvons recueillir les informations nécessaires afin d'organiser des perquisitions. Bien que l'Opération Cisaille fonctionne surtout à la fin de l'été, ce programme est effectif toute l'année », indique M. Ruel. Visitez le site du Bloc Pot Collision mortelle à Rock ForestUn jeune automobiliste de 18 ans, Étienne Beauregard-Thériault, a perdu la vie mercredi soir, au coin du boulevard Bourque et de la rue Henri-Bourassa, dans le secteur de Rock Forest. 30/08/06Un policier du SPS se fait fracturer le nez![]() Par Pascal Morin / Photo Claude Croisetière Misteur Valaire va donner sa musique![]() Par Alain Bérubé / Photo Courtoisie Misteur Valaire Misteur Valaire ne fait rien comme les autres. Ce groupe sherbrookois sans visage, aux allures électro-groove teinté de jazz, donnera dorénavant sa musique. Fini les CD en magasin. Après son premier album lancé en avril dernier, le jeune quintette misera sur les spectacles et les nouvelles technologies. « Misteur Valaire innovait déjà en proposant, sur l'album Mr. Brian, une clé d'accès sur plusieurs gratuités sur Internet. Ce concept de chansons élastiques, il veut le pousser encore plus loin. Il n'est pas cependant pas exclus qu'un DVD voit le jour, avec du matériel sonore inédit », explique l'éditeur Guillaume Déziel. Ayant poussé l'audace jusqu'à garder l'anonymat de ses membres (du moins physiquement), Misteur Valaire croit fortement que le téléchargement contribuera à assurer l'avenir de bien des artistes au Québec, surtout ceux qui oeuvrent en musique émergente et alternative. « Le but de ces musiciens, c'est avant tout de faire connaître leur musique. Et c'est difficile au Québec lorsqu'on n'entre pas dans un certain moule. Pour vivre de leur art, ils se fieront donc sur les spectacles et les produits dérivés, dont les t-shirts. La formation britannique Arctic Monkeys, qui connaît actuellement beaucoup de succès, a débuté sa carrière en proposant sa musique gratuitement sur Internet », observe Guillaume Déziel. Sur scène Après quelques prestations remarquées à Sherbrooke, dont aux Concerts de la Cité, et à Montréal, Misteur Valaire retournera sur scène ce jeudi 7 septembre, au Théâtre Granada. La soirée débutera à 20 h 06... pas une minute de moins! Les chanteuses Renann et, de Sherbrooke, Fanny Grosjean, partageront la scène avec Misteur Valaire le temps d'une chanson. Avec en plus la participation d'un DJ, des éclairages éclatés et la projection d'images durant les pièces, l'ambiance promet de ne pas être banale. « Nous capterons des images sur place afin d'en faire un vidéoclip, offert en ligne aux acheteurs de l'album dès octobre prochain. On souhaite également décrocher une bourse RIDEAU, ce qui donnerait un bon coup de pouce aux musiciens. L'aventure de Misteur Valaire ne fait que débuter », clame Guillaume Déziel. 29/08/06Un an de retard pour complexe multisports : on nous prend pour des valises !![]() Un commentaire de Pascal Morin / Photo Claude Croisetière Vaut mieux tard que jamais. Le fameux complexe multisports devrait finalement être inauguré à l'automne 2007, soit un an après ce qu'on nous avait annoncé en grande pompe en mars dernier. Il semble que la Ville de Sherbrooke et la firme privée qui assumera les coûts de construction du complexe, Axor, avaient sous-estimé les délais pour obtenir le feu vert du ministère des Affaires municipales. Ça sonne un peu faux. Je dirais même qu'on nous prend pour des valises ! « Ça fait 12 ans que je suis maire de Sherbrooke et c'est la première fois que je signe un contrat de la sorte qui aura une durée de 40 ans, a expliqué Jean Perrault aux suspicieux journalistes, cette semaine. Nous ne nous attendions pas du tout à tant de délais administratifs et juridiques. » Bon. Donnons lui le bénéfice du doute là-dessus, bien que ça paraisse un peu louche de la part d'un homme politique aussi à l'aise avec l'appareil gouvernemental. Il a quand même été président de l'Union des municipalités du Québec, après tout. Mais comment se fait-il qu'AXOR, une firme qui a notamment réalisé l'ambassade des États-Unis à Ottawa, le Stade Uniprix du parc Jarry à Montréal et le Sportplexe 4 glaces de Pierrefonds, une entreprise en affaires depuis 34 ans, ne connaissaient pas les dédales administratifs du gouvernement ? Trop rapide Pourquoi avoir promis la bâtisse pour l'automne 2006 alors que, visiblement, le délai était beaucoup trop court ? Était-ce pour dévoiler au grand jour un projet qui était devenu, depuis longtemps, un secret de polichinelle ou tout simplement pour donner un bonbon aux différents clubs sportifs qui réclamaient cette infrastructure depuis des lunes. Si cette dernière hypothèse est la bonne, elle était très malhabile. Évidemment, les clubs ont eu leur nanane, mais au fur et à mesure que le temps passait, plus la grogne se faisait sentir dans le milieu. Yvan Dupont, président du Groupe Axor, a lui-même avoué que l'annonce était prématurée. De son côté, le maire Perrault semblait aveuglé par son orgeuil. « Enfin quelque chose de concret. Mais j'y croirai lorsque la première pelletée de terre sera faite », a dit un intervenant du monde du soccer quelques minutes avant de voir M. Perrault et M. Dupont apposer leurs griffes au bas d'un contrat en bonne et due forme. On le comprend. Dépassement des coûts On espère maintenant que la Ville ne nous arrivera pas avec une autre histoire de dépassement des coûts qu'évidemment « on ne pouvait pas prévoir ». Même si Sherbrooke sera locataire du complexe au cours des 40 prochaines années, on peut se douter que si la facture de construction s'élève à plus de 12 M $, ce sont les contribuables qui vont payer la note. Plusieurs ont encore de travers le dossier du Centre de production des arts de la scène Jean-Besré, qui dépassera certainement les 3,3 M$ prévus initialement. 28/08/06Mini « baby-boom » en Estrie![]() Par Pascal Morin / Photo Claude Croisetière On ne sait pas si c'est l'effet de la pleine lune ou tout simplement parce que la cigogne a élu domicile en Estrie, mais toujours est-il qu'un mini baby-boom a présentement cours en région. Le département de maternité du CHUS peine en effet à fournir en raison du grand nombre d'accouchements depuis le début de l'année médicale (du 1er avril 2006 au 31 mars 2007). Jusqu'à présent, 58 naissances de plus par rapport à l'année dernière ont été enregistrées. Et si cette tendance à la hausse se maintient, 2800 bébés auront vu le jour au CHUS en un an, soit près de 400 de plus qu'en 2002-2003 et environ 150 de plus que l'an dernier. Le mauvais temps, plus propice aux rapprochements, la pleine lune, les OGM... Difficile de savoir avec précision qu'est-ce qui est à l'origine de ce phénomène. « La nouvelle loi qui a augmenté la durée des congés parentaux y est certainement pour quelque chose, avance cependant le docteur Donna Cherniak, responsable médicale pour le sous-programme de prénatalité au CHUS. Toutes les mères qui étaient enceintes l'automne dernier nous suppliaient de retarder leur accouchement au 1er janvier afin de pouvoir profiter de cette loi. » Immigration Le nombre grandissant de familles immigrantes en Estrie apporte aussi son lot de poupons, souligne le Dr Cherniak. « Nous recevons de plus en plus de femmes qui proviennent de l'Amérique du Sud, de l'Afrique et de l'Asie, explique-t-elle. Là-bas, les grosses familles font partie des mœurs. » « Cette semaine, j'ai accouché une femme qui en était à son sixième, ce qui est rare ici, poursuit-elle. Remarquez qu'il y a de plus en plus de couples qui ont plus de trois enfants. » La famille, c'est important Avoir plusieurs petits rejetons, c'est justement l'objectif de Yanick Blouin et Milène Lessard, un couple de Sherbrookois pure laine. Édouard, le premier de la famille, vient d'ailleurs de voir le jour. « Pour nous, la famille est très importante, souligne le nouveau papa, qui est enseignant au primaire, tout comme sa conjointe. Idéalement, nous aimerions nous rendre à quatre enfants. Nous avons des emplois qui nous le permettent et avec le programme du gouvernement, nous pouvons prendre des congés parentaux. » Même si de plus en plus de couples font le même choix que Yanick et Milène, ceux-ci font encore bande à part dans leur entourage. « Mon frère aussi veut beaucoup d'enfants, mais à part lui, on se fait regarder comme des extra-terrestres lorsqu'on révèle qu'on en veut quatre, raconte l'homme de 31 ans. La réaction est quasiment la même que si on disait qu'on n'en voulait pas. » Loi antitabac : le bingo Le Baron évite le pire![]() Par Alain Bérubé / Photo Pascal Morin Alors que la nouvelle loi antitabac a fait fuir bien des fumeurs dans les bingos montréalais, le salon situé au complexe Le Baron a pu garder la presque totalité de ses joueurs. Dès l'adoption de la réglementation abolissant le droit de fumer dans la majorité des endroits publics, la panique s'est vite installée dans les salles de bingo de la métropole. On parlait alors d'une diminution de la clientèle d'au moins 20 %, avec des menaces de fermeture dans certains établissements. « Ici, on a pu éviter le pire. C'est une baisse que j'estime entre 5 et 10 %, malgré le fait que deux joueurs de bingo sur trois fumaient lors de nos événements », affirme Sylvain Tessier, directeur général du Salon du bingo Le Baron. M. Tessier souligne que les parties de bingo tenues au Centre communautaire de St-Élie-d'Orford, au profit du mouvement scout de ce secteur, ont été transférées au Baron le mardi après-midi. « Là-bas, la baisse d'affluence était d'environ 40 %. Les organisateurs n'ont pas eu le choix de prendre une décision rapidement », dit-il. Innovation Bien que le bingo Le Baron ait pu limiter les dégâts, la vigilance est de mise. M. Tessier soutient qu'il faudra faire preuve d'originalité afin de conserver cette belle popularité. « Les fumeurs qui ont quitté notre bingo ne reviendront pas. Et même si notre clientèle est très diversifiée, il faut chercher à attirer entre autres plus de jeunes », déclare-t-il. La réglementation envisagée par Loto-Québec pourrait ouvrir de nouvelles portes, ajoute le directeur du bingo Le Baron. « On pourrait par exemple redistribuer les prix d'une manière plus attrayante ou encore élargir notre horaire. Pourquoi pas, par exemple, organiser des parties le dimanche matin? Ce sont des avenues qu'il faudra explorer prochainement », opine-t-il. Retombées M. Tessier souligne que chaque année, le bingo Le Baron verse plus de 700 000 $ à des organismes tels la Maison Aube-Lumière, Estrie-Aide, la fabrique St-Joseph et le club Progrès. « Je trouve dommage que plusieurs Estriens préfèrent les bingos tenus sur des réserves amérindiennes. Je sais que là-bas, on peut fumer sur place mais cet argent ne profite pas à la communauté », martèle-t-il. Sylvain Tessier voit aussi d'autres vertus à ces soirées qui ont encore la cote au Québec. « Le bingo, c'est beaucoup moins dommageable que les videopokers, qui causent la perte de plusieurs joueurs compulsifs. Et c'est l'occasion de socialiser, de se faire des amis tout en s'amusant pour pas trop cher », indique M. Tessier. Chute mystérieuse sur la rue King![]() Un jeune homme de 17 ans est tombé mystérieusement du deuxième étage d'un bloc appartement, au 78, rue King Ouest à Sherbrooke, lundi. Au moment d'écrire ces lignes, le Service de police de Sherbrooke poursuivait son enquête sur cette chute d'une vingtaine de pieds, survenue vers 15 h 30. La victime a été hospitalisée pour d'importantes blessures à la tête. Photo Claude Croisetière 27/08/06Plus de 6500 spectateurs à l'Impact
Malgré une pluie torrentielle, plus de 6500 spectateurs ont assisté dimanche au match de l'Impact de Montréal au stade de l'Université de Sherbrooke. Une victoire de 2-0 du onze montréalais grâce à deux filets de Mauricio Salles. Notre photographe Claude Croisetière vous montre la partie en photos !
![]() ![]() 24/08/06Travaux sur la Galt Ouest : les citoyens en ont ras-le-bol![]() Par Martin Quirion / Photo Claude Croisetière Clientèle en baisse, accès limités voir inexistants... Voilà à quoi sont confrontés les résidants et commerçants de la rue Galt Ouest depuis deux semaines. Ils devront s'armer de patience car les travaux pourraient durer plus longtemps que prévu ! Depuis le 7 août dernier, les employés de la Ville de Sherbrooke travaillent à la réfection du système de canalisation de la rue Galt Ouest entre les rues Belvédère et Pacifique. Les travaux monopolisent l'une des plus grandes artères de Sherbrooke et rendent les choses bien difficiles pour les citoyens qui doivent circuler dans ce secteur. Cependant, ce sont les résidants et les commerçants qui sont les plus touchés par ce chantier, qui ne devrait pas être terminé d'ici le début du mois d'octobre comme c’était prévu initialement, a appris le Journal. « Ces travaux ne font pas du tout mon affaire ! J'ai perdu presque 75% de ma clientèle pour la simple et bonne raison qu'ils n'ont plus accès à mon restaurant », explique avec mécontentement M. Yaqini, gérant du restaurant Beyrouth au coin de Kingston et Galt Ouest. Pas seul M. Yaqini n'est pas le seul à se plaindre de l'encombrement qu'engendrent ces travaux. Le restaurant Chez Bertrand connaît également sa part d'ennuis. La propriétaire, Jackie Leclerc déplore notamment le manque d'accès aux commerces pour les consommateurs, mais également le manque de courtoisie des cols-bleus. Selon elle, la Ville n'a pas respecté le fait qu'elle avait assuré que les automobilistes n'auraient pas ou peu de contraintes pour se rendre aux commerces. « Ma clientèle à pratiquement diminué d'un tiers depuis le début des travaux, explique-t-elle. Mais le plus choquant dans cette histoire, c'est que la Ville nous a envoyé une lettre pour nous garantir que les travaux ne nuiraient pas trop à nos affaires et c'est complètement le contraire », exprime-t-elle. Les résidants n'y échappent pas Les citoyens qui habitent sur la rue Galt Ouest en ont également eu pour leur rhume. Leurs voitures doivent rester clouées dans leurs cours, car il n'y a plus de possibilité de la sortir et lorsqu'ils se déplacent à pied, c'est tout une aventure pour trouver le trottoir le plus près. Il y a même des automobilistes qui ont reçu des contraventions pour avoir circulé en sens inverse sur la roue Courcelette, lorsqu'ils n'avaient aucune autre voie d'accès pour quitter la rue Galt. Ça ne fait que deux semaines et les résidants en ont ras-le-bol! « À chaque jour, l'immeuble brasse lorsqu'ils travaillent. Ce n'est pas un cadeau », raconte Albert Dacien, qui n'a jamais vécu ça en 60 ans de vie sur la rue Galt. Informations supplémentaires Site de la Ville de Sherbrooke 23/08/06Un million pour relancer Biomed![]() Par Pascal Morin / Photo Claude Croisetière Souvent qualifié d'éléphant blanc en raison de son taux d'inoccupation relativement élevé, Biomed Développement a reçu cette semaine un coup de pouce inespéré de Développement économique Canada. Biomed disposera de 992 000 $ pour attirer les entreprises biomédicales dans son centre aménagé au coût de 20 M $ en 2004. Jusqu'à présent, seulement cinq entreprises, sur une possibilité d'environ 15 utilisent moins des deux tiers des locaux disponibles. Au début de l'été, ISP Pharma a été contrainte à la faillite, libérant ainsi beaucoup d'espace. « Le parc biomédical sherbrookois est une force de calibre internationale sur laquelle il faut miser, a souligné en conférence de presse le ministre du Travail et de Développement économique Canada, Jean-Pierre Blackburn. Il faut maintenant persuader les entreprises de venir s'y installer. » À cet effet, M. Blackburn ne trouve pas du tout anormal le taux d'inoccupation de Biomed, qui serait lié à une conjoncture économique peu propice au développement d'entreprises de biotechnologies qui ont beaucoup de difficultés à trouver du financement. « Ça aurait été gauche de construite un centre qui soit rempli à pleine capacité dès son ouverture, a-t-il bizarrement affirmé au Journal de Sherbrooke. Évidemment, j'ai hâte qu'il n'y ait plus de place. » Débouchés probables Avant même de recevoir cette précieuse subvention, qui porte à 2,2 millions $ l'aide de Développement économique Canada, le directeur général de Biomed Pierre Quirion est allé rendre visite à des chercheurs du MIT à Boston afin de tisser des liens. « Il y en a certainement qui seraient prêts à venir ici pour utiliser nos installations et embaucher nos gradués », indique le directeur général, qui souligne que les démarches de promotion vont rapporter à long terme. « Il faut voir loin en biotechnologies, dit-il. On parle d'une dizaine d'années pour avoir des retombées sur 50 ans. » Si l'on se fie aux commentaires élogieux du docteur Suzanne Chamberland, d'Ulysses Pharmaceutique, plusieurs entreprises du même domaine devraient choisir Sherbrooke pour faire leurs recherches. « Les installations et le personnel de Biomed sont exceptionnels, a-t-elle lancé. Nos relations avec l'Université de Sherbrooke et les chercheurs du CHUS ont sans contredit contribué à l'essor de notre entreprise depuis sa fondation, il y a quatre ans. » À lire aussi Faillite IPS Pharma Éric Lapointe : tout a commencé à Sherbrooke![]() Par Alain Bérubé / Photo Journal de Montréal Saviez-vous que les premiers balbutiements sur scène d'Éric Lapointe ont eu lieu... à Sherbrooke ? Le rocker ne se fait donc pas prier pour revenir en ville lors du Festival de la rentrée. Alors que son père était gérant pour Zellers, le jeune Éric (qui résidait à Fleurimont et étudiait à l'école Le Ber) a appris à la dure son métier de musicien. « J'ai entre autres joué à la Boustifaille, où je passais plus de temps que dans mes cours au Cégep de Sherbrooke. On ne m'a jamais demandé mes cartes, même si j'avais 17 ans! J'ai également chanté dans des restaurants et des bars, entre autres sur la rue Alexandre, parfois pour une couple de bières », se rappelle-t-il en riant. C'est avec nostalgie qu'Éric évoque ses folles aventures nocturnes au Rock Palace et au Café du Palais. Il ne garde que du positif de ses trois années à Sherbrooke, prémisse d'une carrière fructueuse dans la chanson. « J'ai d'ailleurs bien des amis à Sherbrooke, que je revois lorsque c'est possible à chaque fois que j'ai un spectacle dans la région. C'est une ville rock depuis toujours! Je me souviens aussi d'un spectacle mémorable au Liquor Store à Magog, lors de son ouverture. Câli... que ça avait fini tard! », s'exclame-t-il. Public généreux Lorsqu'il le peut, Éric ajoute Sherbrooke à son itinéraire. Ses récentes prestations au Théâtre Granada et, l'an dernier, à la Fête du lac des Nations, sont pour lui d'autres moments fort agréables. « Il y avait tant de monde au parc Jacques-Cartier! J'avoue que j'étais très ému de voir autant de spectateurs, de tous les âges et si réceptifs à chaque chanson. D'ailleurs, le public estrien est en général très généreux. Comme Sherbrooke est une ville étudiante, je me sens plus jeune lorsque je viens chanter ici », confie-t-il. C'est avec plaisir que l'oiseau de nuit a accepté l'invitation de Jean-Pierre Beaudoin, un ami de longue date, afin de présenter son spectacle, le 9 septembre à Expo-Sherbrooke. Encore abasourdi par le succès de Tattoo (du film « Bon Cop Bad Cop »), Éric promet un party des plus explosifs. « Je vis pour la scène. J'aime trop ça pour arrêter comme ça, même si la tournée actuelle roule depuis un bon bout de temps. À Sherbrooke, l'adrénaline sera à son maximum et on va arracher les murs d'Expo-Sherbrooke! », clame-t-il. Sous peu, Éric se fera plus sage. Il besogne sur son nouvel album, qui sera composé de chansons écrites... par des femmes! « Sans les femmes, je ne chanterais pas. Même après toutes ces années, elles m'allument encore autant. C'est le moteur de ma musique et, en quelque sorte, une belle dépendance », confie-t-il. Les Volontaires ont du pain sur la planche![]() Par Pascal Morin / Photo Claude Croisetière L'automne s'annonce difficile pour les Volontaires du Cégep de Sherbrooke et ils le savent. À moins d'un alignement parfait des planètes et encore là, la troupe de Jean-Benoît Jubinville ne rééditera pas l'exploit de l'automne dernier, soit une saison parfaite. Dominante dans la division II de la Ligue collégiale AA, elle devra maintenant saigner pour chaque pouce de terrain gagné en division I. Les Sherbrookois amorcent leur saison demain (samedi) en affrontant les champions de la saison régulière 2005, les Lynx du Collège Édouard Montpetit. Un gros défi. « À mon avis, la marche à franchir cette année est encore plus haute qu'elle ne l'était lorsque nous avons lancé le programme, il y a trois ans, souligne l'entraîneur-chef sherbrookois. Le calibre dans la première division n'est pas du tout comparable à ce que nous connaissons. » Compétitifs À ceux qui s'attendent à ce que Sherbrooke soit une proie facile, Jubinville leur sert cependant un sérieux avertissement. « Nous allons être compétitifs à tous les matchs, il n'y a pas de doute dans mon esprit, croit-il. Notre défensive risque encore d'être notre force, mais nous avons d'excellents joueurs à toutes les positions. » Jubinville a déjà eu l'occasion de le constater en fin de semaine dernière à l'occasion d'un Jamboree (jeux simulés) avec les joueurs de Collège Édouard Montpetit et ceux du Collège Grasset. « C'est sûr qu'aucune équipe allait là pour montrer ses meilleurs jeux, concède-t-il. Malgré cela, nous avons été compétitifs tout au long de la journée, ce qui augure bien pour la saison. » Même noyau C'est en grande partie le même noyau de joueurs qui sautera sur le terrain demain à Longueuil. Mis à part le demi-défensif Julien Thisdale, le joueur de ligne défensive Guillaume Houle, le receveur Luc Beauchemin et l'excellent botteur Charles-Olivier Audet, tous les joueurs d'impact sont de retour. En tout, 36 vétérans s'aligneront aux côtés de 19 recrues. « Je suis très heureux du recrutement effectué cet hiver. Les joueurs qui se sont greffés à l'équipe vont apporter un bon soutient à nos vétérans », soutient Jubinville, tout en mentionnant que le week-end serait bien choisi pour enregistrer une première victoire. « Nous allons là-bas pour gagner et rien de moins, martèle-t-il. Nous savons tous que ça ne sera pas facile, mais nous sommes prêts pour la guerre. » 22/08/06« Il me reste encore du gaz dans le réservoir » - Frédéric Niemeyer![]() Par Pascal Morin / Photo Claude Croisetière Même s'il avoue commencer à songer à la retraite, Frédéric Niemeyer estime qu'il lui reste encore du bon tennis dans le corps. Sur la touche depuis plus d'un mois en raison d'une tendinite double aux genoux, l'athlète sherbrookois a amplement eu le temps de faire le point sur sa carrière. En plus de devoir faire une croix sur les beaux dollars qu'il aurait touchés sur le circuit de la World Tennis, il a notamment raté la Coupe Davis, à Granby, ainsi que la Coupe Rodger, à Toronto. Maintenant âgé de 30 ans, il sait que la fin approche et il se demande s'il parviendra un jour à atteindre son objectif, soit le top 100 mondial. « Les dernières semaines ont été particulièrement difficiles à vivre. J'avais de beaux plans pour cet été, mais ma blessure et tout foutu en l'air. Dans ce temps-là, surtout rendu à 30 ans, on commence à tout remettre en question ». confie-t-il, soulignant ne toujours pas connaître la date d'un éventuel retour au jeu. Il devrait rencontrer les médecins au cours de la prochaine semaine, histoire d'en savoir un peu plus sur sa condition. « J'ai dû arrêter parce que je n'étais même plus capable de courir et de sauter, raconte-t-il. Même les anti-inflammatoires ne fonctionnaient plus. » Ce sera donc le diagnostic du médecin qui permettait à Niemeyer de prendre une décision quant à son futur sur la scène internationale du Tennis. Au cours de la dernière année, il a cédé sa place de numéro un canadien au jeune Frank Dancevic. « Tout va dépendre de la gravité de la blessure et surtout de la possibilité de revenir au jeu avec 100 % de mes capacités, avoue-t-il. Il me reste encore du gaz dans le réservoir et j'ai toujours le goût de jouer, mais je ne veux pas le faire si je ne suis pas au sommet de ma forme. » C'est pourquoi le tennisman est prêt à prendre du temps pour sa remise en forme. « Il y a trois ans, ça avait été très long, mais je suis revenu en force. J'ai connu plusieurs bons tournois », explique-t-il, faisant référence à sa victoire au premier tour du tournoi de Wimbledon. Heureux pour Dubois Les succès de Stéphanie Dubois à la Coupe Rodger de Montréal ont mis un peu de baume sur les blessures de l'orgueil de Deauville. Même s'il n'a pas beaucoup regardé le tournoi, trouvant trop difficile d'être un simple spectateur, période-ci de la saison, Niemeyer se réjouit pour la jeunes athlète qui a atteint le troisième tour. Elle vient d'ailleurs de grimper au 124e rang mondial. « C'est bon pour le tennis et elle mérite tout ce qui lui arrive. Elle travaille très fort », indique-t-il. 18/08/06Des gangs bientôt à Sherbrooke ?![]() Par Pascal Morin/ Photo Claude Croisetière L'inquiétant phénomène des gangs de rue est, lentement, mais sûrement, en train de sortir de Montréal. Malgré sa petite taille, Sherbrooke pourrait bien avoir été ciblée par les membres de certains groupes criminalisés, a appris le Journal Épargnée jusqu'ici par les gangs, qui sévissent et qui prennent de l'ampleur depuis une décennie dans la métropole, la ville de Sherbrooke n'y échappera probablement plus pour très longtemps. Des agents du Service de police de Sherbrooke ont en effet intercepté cet hiver des membres de groupes montréalais qui flânaient ici sûrement pas par hasard. « Évidemment, ils ne nous ont pas dit ce qu'ils faisaient, mais on peut croire c'était de la prospection de territoire et du recrutement, souligne l'agent René Dubreuil, relationniste au SPS et membre de la division sécurité des milieux. Nous prenons cette affaire très au sérieux parce que nous savons que les gangs vont un jour faire leur apparition à Sherbrooke. » À Montréal, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dénombre actuellement 26 gangs dits organisés, regroupant 1250 membres. Ces groupes se livrent une guerre parfois très violente afin d'élargir leur territoire, notamment pour la vente de drogue. Les plus actifs sont les Bo Gars, les Crack Down Posse (CDP), les Syndicate et les Ruff Riders, selon les autorités. « Nous savons qu'à Sherbrooke il y a des jeunes qui semblent vouloir se regrouper, mais on ne peut pas encore dire que c'est criminalisé. Nous gardons toutefois l'œil ouvert », soutient M. Dubreuil, qui préfère ne pas cibler un secteur en particulier, même si le quartier centre-sud (centre-ville et Ascot) pourrait constituer un terreau fertile pour les gangs en émergence en raison de la pauvreté qui y existe. Pauvreté Selon les données du SPVM, les gangs de rue sont en effet présents dans les quartiers les moins bien nantis de la Ville, recrutant des jeunes à peine entrés au secondaire, soit vers l'âge de 12 ou 13 ans. D'après Sylvain Houle, directeur par intérim à la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, il ne faut cependant pas relier pauvreté et ethnies au phénomène. « Ce n'est pas la race ou la pauvreté qui créent un gang de rue, dit-il. Si nous voulons éviter que les jeunes aient des activités criminalisées, il faut s'en occuper et ne pas les laisser à eux-mêmes. » Au courant des visites de recrutements de membres, les 15 travailleurs de la Coalition qui sillonnent quotidiennement parcs et rues gardent un contact étroit avec les jeunes afin de repousser l'échéance. « C'est évident que c'est préoccupant, affirme M. Houle, qui est toujours ouvert aux contributions financières du public afin de financer un meilleur service. Le plus important, c'est d'offrir une présence aux adolescents et jeunes adultes en discutant avec eux et en leur offrant notre aide. » À lire aussi Dossier Journal de Montréal 17/08/06Maude Blain suit les traces de Sarah Vaillancourt![]() Par Pascal Morin / Photo Pascal Morin Maude Blain vient de franchir une importante étape dans son rêve d'aller rejoindre Sarah Vaillancourt avec l'équipe nationale de hockey. Elle fait partie de la formation québécoise des moins de 18 ans qui prendra part aux Jeux du Canada, en février prochain. Invitée au camp de sélection qui se tenait la semaine dernière à l'aréna Isabelle-Brasseur de St-Jean sur Richelieu, la Magogoise de 16 ans a suffisamment attiré le regard de l'entraîneur Pierre Alain pour dégoter l'une des 20 places disponibles pour ce prestigieux tournoi. Deux de ses coéquipières des Mineurs midget A de Sherbrooke Ouest, Cassandra Dupuis et Jessica Gagné, étaient également présentes. Elles n'ont malheureusement pas réussi à percer l'alignement. « Ce que je vis en ce moment est difficile à exprimer avec des mots, souligne la hockeyeuse qui évolue au poste de défenseur. Mon rêve a toujours été de faire partie de l'équipe nationale. L'équipe du Québec n'est que le début. » Cette nouvelle, qu'elle a apprise au terme de cinq intenses entraînements, vient de changer sa vie. « Dès que j'ai su que j'étais prise, la roue a commencé à tourner dans ma tête. Je sais maintenant que je vais tout sacrifier pour atteindre mon rêve, raconte-t-elle avec un aplomb hors de l'ordinaire. « C'est d'ailleurs ce qu'a fait Sarah Vaillancourt, ajoute-t-elle en ayant une pensée pour ses deux coéquipières qui n'ont pas eu la même chance qu'elle. J'ai trouvé ça déchirant de les voir pleurer de déception alors que moi, je pleurais de joie. » Sacrifices Maude n'a pas mis de temps à passer de la parole aux actes. Elle a déjà commencé à faire des sacrifices. Cette semaine, elle a en effet décidé de quitter famille et amis pour aller terminer son secondaire dans les Laurentides, où le calibre de hockey féminin est beaucoup plus élevé qu'en Estrie. Avec les Mineurs, elle aurait inévitablement plafonné, elle qui a amassé pas moins de 38 points, dont 15 buts en 38 parties l'hiver dernier. « Je vais déménager chez mon oncle pour aller jouer dans une équipe midget AA, souligne celle qui pratique le hockey depuis l'âge de six ans. C'est en jouant avec les meilleurs qu'on s'améliore. J'ai toujours joué avec les garçons, mis à part mes deux dernières saisons, et c'est là que je me suis le plus développée. » Boues d'épuration : beaucoup de problèmes au MichiganPar Pascal Morin Les odeurs, les citoyens de la petite municipalité de Wayne County, près de Detroit, connaissent. Jusqu'à tout récemment, la compagnie Republic Services y traitait annuellement 400 000 tonnes de matières résiduelles, soit le double de Ferti-Val. « En 2001, cette compagnie traitait environ 200 000 tonnes de boues au site de Carleton Farms. À cette époque, nous n'avions pas vraiment de problèmes d'odeurs, souligne le directeur de la division gestion des ressources terrestres à la Ville de Wayne County, Bob Ratz. Mais entre 2002 et 2005, le volume importé a doublé et c'est là que les troubles ont commencé. » De 2002 à 2005, le nombre de plaintes formulées à la Ville par des citoyens indisposés est passé de 23 à plus de 500, affirme-t-il. Devant l'ampleur des protestations, les élus ont donc dû prendre des dispositions pour forcer Republic Services à résilier son contrat avec l'un de ses plus gros clients, la Ville de Toronto. Celle-ci lui expédiait une bonne partie de ses 160 000 tonnes annuelles de boues malodorantes. Amende salée et arrêt complet Le département de l'environnement du Michigan a ordonné, en mai dernier, l'arrêt complet de l'importation de déchets de Toronto. Republic Services, après avoir contesté devant les tribunaux, n'a eu d'autre choix que de se résigner à briser le contrat avec Toronto, en plus de s'engager à verser quelque 82 000 $ en dommages pour les odeurs, dont 67 000 $ à la municipalité de Wayne County. On est encore loin des 20 000 $ que pourrait devoir payer Ferti-Val si le juge Roland Lamoureux donne son aval aux multiples constats d'infraction émis par la Ville de Sherbrooke à l'entreprise de Bromptonville. Le magistrat entend d'ailleurs aujourd'hui les plaidoyers des deux parties. Le danger : le volume En paraphant une entente permettant à Toronto d'exporter en Estrie une partie de ses détritus, soit 20 000 tonnes, Ferti-Val s'aventure sur un terrain glissant, croit l'expert en environnement de Wayne County. « Le problème, ce n'est pas nécessairement les boues, mais le volume traité, indique-t-il. Ici, nous en recevions tellement qu'il devenait difficile pour la compagnie de la manipuler et de la traiter sans que l'odeur ne se répande. Elle a investi beaucoup d'argent pour essayer de contrôler la senteur, mais en vain. » De son côté, Ferti-Val a dépensé plus d'un million $ pour diminuer l'émission d'effluves puantes depuis 2004, soit avant d'avoir obtenu le fameux contrat avec Toronto. « Chez vous (à Sherbrooke), les odeurs vont dépendre du procédé utilisé. Si la compagnie qui a obtenu le contrat mélange rapidement la boue avec le sol, les maisons avoisinantes ne devraient pas être trop indisposées, affirme-t-il. Mais encore faut-il qu'il n'y en ait pas une trop grande quantité. » Le début du traitement des matières de Toronto dans les installations de Ferti-Val est prévu pour septembre. 10/08/06Un blogue pour le journal !
À compter de cette semaine, vous pouvez donner votre opinion sur l’actualité locale et régionale grâce à notre nouveau blogue qui se trouve à l’adresse : http://journaldesherbrooke.canoe.ca
Vous y trouverez aussi à toutes les semaines quelques-uns des textes publiés dans l’édition courante ainsi qu’une question de la semaine à laquelle nous vous invitons à répondre. Espèce de ligne ouverte du XXIe siècle version Internet, le blogue du journal vous permet de commenter l’actualité et même d’échanger avec d’autres lecteurs. À tous donc, bienvenue dans l’univers du blogue! Pascal Morin Ferti-Val : « Nous sommes une entreprise responsable » - Maurice Labbé![]() Par Alain Bérubé / Photo Claude Croisetière Irrité face à la controverse entourant l'entente de 1,1 M $ avec la Ville de Toronto, le président de Ferti-Val assure que les citoyens ne seront pas incommodés outre mesure par les odeurs. Le point culminant de cette vague de protestation fut lundi dernier, au conseil municipal de la Ville de Sherbrooke. Une pétition d'une centaine de signatures a été déposée par des citoyens, ceux-ci réclamant l'interdiction des boues d'épuration par Ferti-Val, une entreprise spécialisée en compost. Plus de 20 000 tonnes seront traitées à l'usine de l'arrondissement de Brompton d'ici la fin de l'année. « Je ne comprends pas pourquoi ces gens réagissent aussi fortement. Notre nouveau système de compostage, qui a coûté 1,5 M $, règle une grande partie des problèmes d'odeur. Et c'est un des meilleurs au Canada », avance-t-il. M. Labbé martèle le fait que la compagnie fait les efforts nécessaires pour atténuer les odeurs au maximum. « On ne peut pas parler d'élimination à 100 %, c'est impossible. Mais on vise toujours la perfection », déclare-t-il. Préjugés Le président de Ferti-Val attribue ces vents de manifestation à une incompréhension injustifiée de la part du grand public. « Ce sont carrément des préjugés. Certains citoyens critiquent inutilement et ont peur sans raison. Et toute cette pression exercée à l'endroit des politiciens n'a pas sa raison d'être », lance-t-il. M. Labbé réitère l'importance de cette entente avec la Ville de Toronto pour l'entreprise sherbrookoise. « C'est un des plus gros contrats de notre histoire. Nous voulons que Ferti-Val, qui emploie actuellement 50 personnes, poursuive sa progression. Nous sommes fiers du chemin parcouru jusqu'à maintenant et nos relations avec la Ville de Sherbrooke sont cordiales », dit-il, soulignant que l'entreprise engendre des retombées économiques de 4 M $ en région. Ferti-Val a récemment terminé un contrat de boues liquides, une cause importante d'odeurs nauséabondes. « Pour minimiser les odeurs qui pourraient avoir un impact sur le voisinage, un protocole de suivi a été établi en collaboration avec le département d'olfactométrie d'Agriculture Canada. Un spécialiste indépendant procède sur une base quotidienne à un relevé des odeurs à dix stations d'observation aux alentours du site de Ferti-Val », déclarait récemment M. Daniel Boisvert, directeur des opérations. Le Québec Central démantelé ?![]() Par Pascal Morin / Photo Claude Croisetière Véritable gouffre financier, le chemin de fer Québec Central, qui relie Sherbrooke à la Rive Sud de Québec depuis plus de 100 ans, en serait à ses dernières heures. Le propriétaire du rail, Jean-Marc Giguère, a confirmé au Journal de Sherbrooke qu'il songe sérieusement à abandonner le tronçon non rentable reliant Sherbrooke à Vallée-Jonction, en Beauce. Écoeuré de puiser à même ses ressources pour le maintenir en opération, l'homme d'affaires le démantèlerait pour ensuite vendre le fer qui se transige actuellement à quelques centaines de dollars la tonne. Ce dernier, qui possède l'entreprise Express Marco à East Broughton, avait acheté le chemin de fer en 1999 du Canadien National. Le Québec Central tracte environ 5000 wagons par année. Jusqu'à l'été dernier, le Train touristique Chaudière-Appalaches utilisait le réseau. Le Train touristique du Haut St-François avait cessé ses activités en 2004 après un peu plus de trois années d'exploitation en raison du mauvais état du rail, ce qui le forçait à se déplacer à une vitesse de 16 kilomètres à l'heure. « Pas juste à moi de mettre de l'argent » « J'aurais pu vendre le chemin de fer à des Américains qui voulaient le démanteler, il y a quelques années. J'avais refusé parce que je crois au développement régional et à la sauvegarde du patrimoine », explique l'entrepreneur. Un groupe formé des municipalités et des MRC qui bordent le Québec Central avait alors montré un intérêt pour se porter acquéreur du tronçon ferroviaire. M. Giguère attend toujours. « Ce n'est pas seulement à Jean-Marc Giguère de dépenser de l'argent pour garder ce chemin de fer en vie, plaide-t-il. Pour continuer, il faudrait qu'il soit rentable, ce qui n'est pas le cas en ce moment compte tenu de sa détérioration. Il faudrait pouvoir augmenter la vitesse des trains pour avoir des clients, mais ça coûterait plusieurs millions de dollars pour les travaux de restauration. » Décision finale sous peu La décision finale du propriétaire du chemin de fer sera prise au cours des prochaines semaines. Rien n'est coulé dans le béton, mais ce dernier ne voit pas d'autres solutions. « C'est dommage parce que je suis convaincu que les chemins de fer ont encore leur place au Québec. Le Québec Central est une artère principale qui nous manquera, surtout avec la crise du pétrole sans précédent qui s'en vient », dit-elle. « Pour garder nos voies ferrées, ça prend de l'argent et j'espère que les gens vont le réaliser », termine-t-il en rappelant que le gouvernement provincial, à l'époque du ministre Séguin, a coupé dans ses subventions pour le transport ferroviaire. La magie du disco revit avec Night Fever![]() Par Alain Bérubé / Photo Claude Croisetière La fièvre du disco vient d'envahir Sherbrooke. Night Fever, la méga-production pilotée par nul autre que René Simard, prend d'assaut la Salle Maurice-O'Bready jusqu'au 26 août, pour pas moins de 14 soirs! On le sait, est fort à l'aise avec le glamour et les spectacles à grand déploiement. C'est donc sans surprise qu'on le voit emballé face au succès de Night Fever, qui a enflammé le Capitole de Québec et le Théâtre St-Denis de Montréal. « J'ai moi-même vécu intensément les belles années du disco. Chaque chanson du spectacle me rappelle des souvenirs. Et même si on dit que c'est de la musique kétaine, tout le monde a dansé sur ces airs-là, qui jouent encore aujourd'hui un peu partout », évoque-t-il. Difficile de contredire René Simard sur cette affirmation. Lors du passage de l'auteur de ces lignes au Théâtre St-Denis, en mai dernier, les deux pistes de danse étaient bondées. Les I Will Survive, Saturday Night Fever, Y.M.C.A. et autres Born to be Alive ont séduit la foule. Et la fameuse boule à miroirs (la plus grosse au monde, semble-t-il!) a fait sensation. « Des gens de tous les âges assistent à Night Fever. Avec une mise en scène très solide et avec la qualité de nos danseurs, chanteurs et musiciens, c'est une soirée qui passe trop vite. Ça fait du bien de s'évader du quotidien lorsqu'on voit tout ce qui se passe dans le monde, notamment au Liban », philosophe René Simard. Ce dernier se montre emballé par les installations du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke. « J'ai chanté à Sherbrooke il y a plus de 30 ans et je ne connaissais pas cette salle. Quel magnifique endroit! Vous n'avez rien à envier aux grands centres », lance-t-il. Infatigable Après une année 2005 plutôt difficile (avec les fameux événements entourant Guy Cloutier et Nathalie Simard), René Simard a trouvé la sérénité en tant que producteur. À son palmarès figurent les récents spectacles Génération Motown et Dalida, qui ont connu un franc succès. Et René Simard s'apprête à plonger dans un nouveau défi, soit l'animation de L'heure de gloire à Radio-Canada. « Ce sera sur le même principe que Le match des étoiles, que j'aurais d'ailleurs pu animer l'an dernier. Des personnalités viendront chanter en direct, devant un jury. J'ai vraiment très hâte! », dit-il. La quarantaine bien entamée, notre Petit Simard national n'a rien perdu de sa fougue et de son énergie. « J'ai une femme et des enfants formidables, en plus de prendre bien soin de ma santé. J'ai des journées bien remplies, mais j'ai encore le feu sacré », commente-t-il.
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