29/11/06Appuis au projet Eastmain-1A/RupertQuébec vient de donner son feu vert à la construction du barrage hydroélectrique Eastmain 1A. Les élus de l’Abitibi et du Nord- du-Québec appuient aussi le projet qui devrait engendrer d’importantes retombées économiques pour ces régions. Par Marie-Claude Paradis-Desfossés Les élus de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec s’accordent pour dire que le projet Eastmain 1A/Rupert est très positif pour leur région respective. Il aura le double d’envergure du projet Eastmain 1, débuté en 2002. Il s’agira du plus gros projet hydroélectrique de la décennie. Il fournira 888 mégawatts de plus à Hydro-Québec. Jean-Maurice Matte, président de la Conférence régionale des élus (CRE) de l’Abitibi-Témiscamingue affirme que «Eastmain 1 a eu des retombées de 132 M $ pour la région. On s’attend à ce que les profits de l’Abitibi-Témiscamingue atteignent entre 150 et 160 M $ pour Eastmain 1A». Il souligne aussi que la construction du projet contribuera à développer l’expertise des entreprises de la région. Le président de la CRE du Nord du Québec et maire de Lebel-sur-Quévillon, Gérald Lemoyne, affirme que la construction du barrage améliorera la vie des Jamésiens. «C’est un excellent projet pour le Québec. Pendant la première phase du projet, la construction, beaucoup de monde de chez nous y travailleront. Nos entreprises aussi seront sur le chantier. Il y aura au moins 125 M $ de retombées économiques dans le Nord-du-Québec», explique-t-il. Des clauses ont été signées afin de maximiser les retombés économiques de la région hôte. Les contrats de 1 M $ jusqu’à 5 M $ seront effectués par des compagnies du Nord-du-Québec, où les entrepreneurs devront engager des travailleurs de la région. «Dans les circonstances actuelles, avec la crise du bois d’oeuvre, il faut voir ça comme un bon timming. Ce sont des emplois pour les travailleurs et travailleuses d’ici», commente M. Lemoyne. La mise en service du barrage est prévue pour 2011. «C’est cinq années de travail pour les gens de chez nous», affirme le maire de Lebel-sur-Quévillon. Il en coûtera 4 milliards $ pour la construction du barrage et on prévoit que plus de 4 000 travailleurs seront sollicités. Du côté environnemental Les écologiques sont pour leur part divisés sur le projet. D’un côté, les environnementalistes soulignent la hausse du taux de mercure dans l’eau qui finirait par contaminer la faune aquatique. D’un autre côté, l’hydroélectricité est considérée comme l’or bleu du Québec, de l’énergie verte. «Si nous ne créons pas d’hydroélectricité, nos voisins, l’Ontario et les États-Unis, feront leur propre énergie. C’est là qu’on risque de voir apparaître des centrales thermiques ou nucléaires qui, elles, sont nocives pour l’environnement», défend M. Matte. Sa mère aurait pu être sauvéeLa fille d’une des deux résidantes du Foyer Mgr Halde de Palmarolle qui sont décédées récemment après avoir été infectées au Clostridium difficile (C. difficile) déplore la lenteur du réseau de la santé à réagir lorsque les premiers symptômes sont apparus. Par Yvon Audet «Ma mère, âgée de 88 ans (l’autre victime avait 91 ans), connaissait des problèmes de santé mais ne souffrait d’aucune maladie grave, a d’abord mentionné la dame qui préfère conserver l’anonymat, réfutant ainsi les allégations rapportées par le Journal dans son édition du 15 novembre. «Elle a commencé à avoir mal au ventre et à subir des nausées vers le 27 octobre. Le personnel du Centre hospitalier de soins de longue durée de Palmarolle m’a dit qu’il lui donnait des Tylenol pour lui enlever son mal, mais ce n’était pas la bonne solution d’après moi. Il aurait dû la transférer tout de suite à l’Hôpital de La Sarre où les médecins auraient peut-être diagnostiqué la bactérie C. difficile plus vite et lui auraient peut-être sauvé la vie. Le personnel du Foyer a envoyé ma mère à La Sarre vers 22h, le 1er novembre et elle est décédée vers 0h10 le 2.» Cas isolés Le CHSLD de Palmarolle relève du Centre de santé et de services sociaux des Aurores-Boréales (CSSSA Le porte-parole du CSSSAB a souligné que la bactérie n’a pas constitué la cause directe de la mort des deux patientes. «La présence d’une composante de la C. difficile conjuguée à leur état de grande vulnérabilité a pu contribuer à ces deux décès»», a-t-il fait savoir. Latendresse doit faire les premiers pasMême s’il a été rétrogradé dans la Ligue East coast, il est encore trop tôt pour dépoussiérer le chandail vert et or #44 d’Olivier Latendresse. Par Marc-André Landry L’ex-capitaine des Foreurs avait exprimé son désir de revenir à Val-d’Or s’il ne pouvait jouer dans la Ligue Américaine cet hiver. Après avoir disputé 11 des 18 premières parties du Rampage de San Antonio, il endosse depuis le week-end les couleurs des Roadrunners de Phoenix. Son passage dans la Ligue East coast pourrait cependant être de courte durée, selon les informations obtenues par les Foreurs. «Son agent (Pat Brisson) nous a dit qu’il s’agit d’un séjour de deux semaines dans la East coast, histoire de voir beaucoup d’action et de reprendre sa confiance. Il n’est pas là définitivement», affirme Stéphane Pilotte. Par respect pour Latendresse et pour les joueurs de 20 ans déjà en place à Val-d’Or, les Foreurs ne travailleront pas activement pour rapatrier le petit joueur de centre, à moins que celui-ci ne fasse les premiers pas. «Si la situation change et qu’il exprime le désir de revenir chez nous, on pourra se pencher sur la question. Mais encore faudra-t-il que les Coyotes de Phoenix acceptent de le laisser aller. En bout de ligne, ce n’est pas à Olivier de décider», rappelle Pilotte. Le retour de Latendresse causerait tout un casse-tête avec la situation des joueurs de 20 ans. À cet effet, il est clair que les Foreurs marchent sur des oeufs pour éviter de froisser qui que ce soit. «Il n’y a pas de 20 ans chez nous qui mérite de partir à l’heure actuelle, lance le directeur des opérations hockey. Rien ne nous empêche cependant de discuter et de placer nos pions, advenant un retour de Latendresse. On verra quel sera le meilleur scénario, mais ce n’est pas aussi simple que ça le semble de l’extérieur.» 22/11/06Julie Chevalier a accouché d’un bébé de 15 livresJulie Chevalier, 25 ans, de Val-d’Or, a eu la surprise de sa vie le 16 novembre 2004 lorsqu’on lui a dit que le «petit» garçon qu’elle venait de mettre au monde pesait 15 livres! Par Doris Blackburn Aucun spécialiste, ni son médecin ni le radiologue n’a pu prédire à la jeune femme qu’elle allait donner naissance à un aussi gros bébé. Ce n’est que vers la fin de la grossesse (vers la 35e semaine) que les premiers soupçons sont apparus. «Lors de l’échographie à la 37e semaine, ils voyaient bien que c’était un gros bébé mais ils ne pouvaient pas dire combien il pesait. Quand ils essayaient de mesurer les organes du bébé, l’ordinateur bloquait toujours en entrant les données. Mais personne ne s’inquiétait parce que la grossesse s’était bien déroulée et que et le bébé et moi étions en santé», relate la jeune femme, qui a accouché au Centre hospitalier de Val-d’Or. Les doutes n’étaient toutefois pas assez forts pour pratiquer une césarienne sur-le-champ. Le «travail» n’a jamais déclenché et son médecin l’a fait patienter jusqu’à la 41e semaine (une grossesse normale dure 40 semaines) avant de procéder à la chirurgie. Le bébé, lui, a évidemment continué à prendre du poids au cours de ces semaines supplémentaires. À l’accouchement «À l’accouchement, ce fut la surprise totale. Quand on m’a dit que le bébé pesait 15 livres, je ne voulais pas les croire. Je me demandais pourquoi à 38 semaines les genoux me claquaient et que je me sentais aussi paresseuse. J’ai eu ma réponse», raconte la jeune maman du «petit» Mathis Lavoie, qui mesurait 22 pouces et pesait précisément 14 livres et 14 onces. La suite a été toutefois moins joyeuse. Le poupon, qui avait des problèmes respiratoires, a dû passer un mois dans l’isolette avec de l’oxygène afin d’éliminer l’eau accumulée sur ses poumons. Une semaine après sa naissance, le petit Mathis a dû être transféré à l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal afin de vérifier son coeur. Développement normal Cette naissance avait évidemment fait beaucoup jaser à l’époque. Julie Chevalier a accepté d’en parler aujourd’hui pour confirmer que son petit garçon est en bonne santé et que son développement est tout à fait normal, sauf qu’il demeure plus grand que les garçons de son âge. «Mon gars est très intelligent et il a commencé à marcher à onze mois. C’est un bébé de deux ans, mais il a le corps d’un enfant de quatre ans. Il veut se faire prendre et se faire bercer autant que n’importe quel bébé de cet âge, sauf que c’est dur sur le dos d’une mère», confie la jeune mère. Deux ans plus tard, le mystère demeure entier quant aux raisons pour lesquelles la jeune femme a donné naissance à un si gros bébé. «Nous lui avons fait passer les tests et il n’a aucun syndrome de gigantisme. Je n’ai pas fait de diabète de grossesse non plus. On ne saura jamais pourquoi il était si gros à la naissance. Mais il faut dire que mon chum et moi, nous ne sommes pas bâti sur des frames de chat», blague la jeune mère. Fred Pellerin revient à Val-d’OrC’est par amitié pour le Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue que le conteur Fred Pellerin a accepté de venir donner deux spectacles différents à Val-d’Or en avril prochain au Théâtre Télébec. Par Doris Blackburn Pellerin présentera Il faut prendre le taureau par les contes! le 27 avril et Comme une odeur de muscles... le lendemain. Le conteur de Saint-Elie-de-Caxton (petit village de la Mauricie) ne donne effectivement plus ce genre de double-programme, mais pour l’équipe du Festival il a accepté sans réserve. Pellerin a participé aux deux premières éditions du Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue (2004 et 2005) et sera du 5e anniversaire en 2008. «Nous sommes devenus amis tout de suite. Dès le premier Festival nous étions des acolytes et nous avons gardé de très bons liens. C’est une belle histoire d’amitié qui est née entre lui et nous», confie Nicole Garceau, directrice artistique et instigatrice du Festival. Ces deux spectacles d’avril sont présentés par le Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue et non par le Service culturel de la Ville de Val-d’Or. Ils serviront de moyen de financement à l’événement, dont la prochaine édition se tiendra du 15 au 20 mai 2007. Les billets seront en vente dès le 1er décembre dans les points de vente habituels. Le jeune conteur de 27 ans avait remporté un vif succès lors de son dernier passage dans la région au printemps 2006. Les billets s’étaient vendus en moins de quatre heures. Jusqu’où Marchand pourra-t-il aller?Au rythme où vont les choses, Brad Marchand pourrait bien doubler sa production de 66 points enregistrée la saison dernière à Moncton. Par Marc-André Landry Pour un joueur de 18 ans, il s’agirait évidemment de tout un exploit, qui ne serait pas sans rappeler les 143 points de Simon Gamache au même âge, en 1999-2000. En plus de ses 47 points, le 9e plus haut total dans le circuit, Marchand est devenu une attraction par son contrôle de la rondelle et ses accélérations en zone centrale. Dominant en avantage numérique, il est aussi une menace à court d’un homme, avec trois buts dans ces situations. «J’essaie simplement de m’améliorer à tous les matchs et à toutes les pratiques, raconte le jeune homme originaire de la Nouvelle-Écosse. Je produis pas mal plus que l’an passé, mais je m’étais fixé des objectifs très élevés. Je travaille fort pour les atteindre et jusqu’à maintenant ça va très bien.» Marchand se sent évidemment très bien entouré dans un alignement qui ressemble de plus en plus à un sérieux aspirant au titre. «Maintenant que tout le monde est revenu, je commence à voir des ressemblances entre notre équipe et celle de Moncton l’an passé. Par contre, je sais qu’il nous reste encore du chemin à faire, comme d’ailleurs toutes les autres équipes de la Ligue. Il faut absolument continuer à s’améliorer.» Bons mots pour Samson Soulagé par le retour de Kristopher Letang, Marchand a maintenant hâte d’accueillir son ex-coéquipier Jérôme Samson, dans moins d’un mois. «C’est un bon gars qui va très bien s’intégrer à notre chimie d’équipe, affirme-t-il. Il excelle en désavantage numérique et il a aussi de bonnes qualités offensives, comme on le voit pas sa production jusqu’ici cette saison. «Pour ce qui est de Letang, poursuit-il, je voulais vraiment jouer avec lui depuis que je l’ai côtoyé au camp d’Équipe Canada junior. J’étais très excité de savoir qu’il revenait avec nous.» Adaptation à Val-d’Or Autre bonne nouvelle pour les partisans des Foreurs: Marchand dit se sentir de plus en plus heureux dans son nouvel environnement. «J’ai de plus en plus la chance de découvrir la ville et de rencontrer des gens. J’ai aussi des contacts plus étroits avec mes coéquipiers. Je me sens pas mal mieux qu’en début de saison», conclut-il. 15/11/06Deux résidantes de Palmarolle meurent de la bactérie C. Difficile
Deux résidantes du Foyer de Palmarolle en Abitibi-Ouest, âgées de 88 et 91 ans, sont décédées les 2 et 3 novembre dernier après avoir été infectées par la bactérie Clostridium difficile. Il s’agit de cas isolés, plaide l’Agence de la santé et des services sociaux.
Par Doris Blackburn Il a quand même fallu une semaine à l’Agence avant d’être informée de ces deux décès. Aussitôt informée, l’organisation a dépêché sur les lieux le directeur de santé publique, le Dr Réal Lacombe, qui a initié une enquête épidémiologique mercredi dernier. «Il s’agit des premiers cas à cet établissement de soins longue durée. Les deux dames étaient déjà porteuses de diverses maladies graves. Étant donné leur grand âge et leur grande vulnérabilité, la bactérie a contribué à leur décès, mais n’en est pas la cause première», souligne Dr Lacombe. Dans les 24 heures qui ont suivi l’enquête, l’établissement a procédé à une désinfection complète de toutes les chambres, les salles de bains et les équipements. «Tous les autres patients ont été vérifiés et aucun autre cas n’a été répertorié. C’est une situation regrettable, mais il s’agit clairement de cas isolés. L’enquête nous a aussi démontré l’excellente performance de l’établissement dans la prévention des infections. On ne peut pas mettre en cause les mesures d’hygiène, elles sont excellentes. Il ne s’agit vraiment pas de négligence à Palmarolle», précise Dr Lacombe. Deux autres patients infectés ont dû être isolés cette semaine, l’un à Macamic et l’autre à La Sarre. Il s’agirait des seuls autres cas dans la région. Une personne sur 20 est porteuse Le Clostridium difficile est une bactérie présente dans l’intestin, mais inactive et protégée par une enveloppe. Elle va proliférer lorsqu’une personne malade est traitée aux antibiotiques dans un contexte où son système immunitaire est affaibli. Ces médicaments ont pour effet de détruire l’enveloppe protectrice et de permettre la prolifération de la bactérie dans l’organisme. Celle-ci produit alors des toxines qui causent des diarrhées, potentiellement fatales. Les personnes âgées sont évidemment les plus vulnérables. «Une personne sur 20 (5% de la population) est porteuse de cette bactérie qui va rester inactive dans bien des cas. Depuis deux ans, notre taux moyen est inférieur à la moyenne provinciale», de conclure le Dr Lacombe. 2500 travailleurs demandésL’industrie minière de l’Abitibi-Témiscamingue aura besoin de 2500 travailleurs dans un horizon de cinq ans seulement, soutient Pierre Guimont, directeur général du comité sectoriel de main-d’oeuvre de l’industrie des mines. Par Sylvain Paradis Pour l’ensemble du Québec, les besoins se chiffrent entre 4000 et 5000 travailleurs. «Si l’on prend l’Abitibi-Témiscamingue, cela fait de 2000 à 2500 travailleurs, en plus de 500 pour le Nord-du-Québec. Les besoins viennent actuellement de la création d’emplois et des travailleurs qui prennent leur retraite», explique le directeur, précisant que la moyenne d’âge des travailleurs miniers se situe dans la quarantaine. Le comité formé de l’industrie et de représentants syndicaux vise à trouver un équilibre entre l’offre et la demande de la main-d’oeuvre. Il déposera un plan d’action en décembre. La situation est très préoccupante. «Si l’on ne trouve pas de main-d’oeuvre, cela peut compromettre des projets. On ne peut opérer une mine s’il n’y a pas de monde», fait remarquer M. Guimont. Essor de l’industrie Le grand besoin de main-d’oeuvre a été provoqué par l’essor soudain de l’industrie minière, qui éprouvait des difficultés il y a quelques années seulement. La flambée des prix des métaux et les annonces de plusieurs développements miniers sont venues créer une énorme demande pour de nouveaux travailleurs. L’intérêt envers le secteur minier a été ravivé chez plusieurs jeunes. Ainsi, le Centre national des mines du Centre de formation professionnelle de Val-d’Or affiche complet pour ce qui du nombre d’étudiants pour ses programmes visant à former des mineurs ou des opérateurs de machinerie. Il gère même une liste d’attente de plusieurs dizaines de noms en raison du manque d’espace et de professeurs, indique Pierre Guimont. Intéresser les jeunes Selon lui, la promotion de l’industrie auprès de la clientèle étudiante représente l’une des solutions à la pénurie de main-d’oeuvre. Il s’agit de les intéresser à y faire carrière. Il espère que des étudiants s’intéresseront à ce domaine lors de l’élaboration de leurs projets personnels d’orientation. Ce nouveau programme verra le jour en septembre 2007 auprès d’étudiants du secondaire. Quel accueil recevra Bourdon?Le Défi Canada-Russie, disputé lundi et mardi prochain à Rouyn-Noranda et Val-d’Or, sera pimenté par le retour en Abitibi de Luc Bourdon. Par Marc-André Landry Le défenseur de 19 ans, retranché par les Canucks de Vancouver mercredi dernier, fait partie de la formation «toutes étoiles» de la LHJMQ qui se frottera aux meilleurs éléments russes. Bourdon, rappelons-le, a quitté les Foreurs dans la controverse, en décembre dernier, à la suite d’un très mauvais début de saison. Si l’Acadien n’a jamais soulevé de vagues publiquement, il a été possible d’apprendre que lui et son agent ont tout fait pour sortir de Val-d’Or et provoquer l’échange vers Moncton. Dans ce contexte, on peut se demander quel genre d’accueil sera réservé à l’ex-Foreur par les partisans réunis au Centre air Creebec, mardi soir. À suivre... Letang et Marchand Outre Bourdon, il sera intéressant de voir comment se débrouilleront Brad Marchand et Kristopher Letang, les deux représentants des Foreurs au cours de ce Défi. Si Letang a une place quasi assurée avec Équipe Canada junior, Marchand pourra profiter de l’occasion pour faire bonne impression. Le Défi Canada-Russie offrira la même chance aux Huskies Jean-Philippe Levasseur, Yannick Riendeau et Ivan Vishnevsky, de même qu’au Rouynorandien Marc-André Cliche, des MAINEiacs de Lewiston. Billets à vendre À une semaine de l’événement, les organisateurs se disait très confiants de pouvoir faire un beau succès du match présenté au Centre air Creebec. «Il nous reste environ 350 billets assis à vendre, ce qui est très bon à ce stade-ci, souligne le coordonnateur Pierre Dufour. On ne cachera pas que le retour de Kristopher Letang a créé un certain engouement depuis deux semaines.» 08/11/06«Un dur coup pour notre municipalité»Émilien Larochelle, maire de Gallichan, affirme que l’incendie de l’école représente «un dur coup» pour sa municipalité qui s’efforce d’offrir une belle qualité de vie à ses citoyens. Par Yvon Audet «Toute la population trouve cet événement très malheureux», a-t-il avoué. Le magistrat a constaté que le sinistre avait provoqué un déversement d’huile dans les égoûts du village et ce, jusque dans la rivière Duparquet. Il a avisé la Commission scolaire du Lac-Abitibi de la situation. Celle-ci a fait les travaux pour éliminer le problème. Il s’agit d’une quantité minime d’huile à chauffage et qui ne représenterait aucun danger pour l’environnement. Réactions de parents «Un tel événement n’a pas d’allure», a confié Desneiges Chatel, mère de deux enfants qui fréquentaient le pavillon incendié. «C’est très déconcertant et inattendu», souligne Josée Langevin, qui avait aussi deux jeunes à cet endroit. «C’est insécurisant pour les élèves», estime Caroline Perron. Geste gratuit Chantal Mainville, de Roquemaure, a avoué que l’univers de son enfant s’est écroulé avec l’incendie de l’école. «On pense qu’un tel événement (un feu d’origine criminelle) ne se produit que dans les grandes villes, a-t-elle dit. C’est là qu’on voit qu’il y a du monde méchant, même ici, pour poser un geste aussi gratuit.» Brouhaha autour de BroueLa vente de billets pour la pièce Broue à Val-d’Or s’est déroulée dans la controverse, vendredi matin dernier, alors que des gens arrivés parmi les premiers au Centre culturel n’ont même pas pu obtenir de billets à cause de l’ingérence d’un citoyen. Par Doris Blackburn La popularité de Broue, combinée au fait qu’il s’agit de la tournée d’adieu, a échauffé les esprits de plusieurs spectateurs. Au point où certains ont couché à la belle étoile, jeudi soir, afin d’être certains d’obtenir des billets pour la dernière représentation de cette pièce, qui sera jouée les 29-30 novembre et 1er décembre prochains. Les deux premiers matins de la vente de billets se sont déroulés sans anicroches. Mais celle du vendredi a failli mal tourner parce qu’un citoyen, ne travaillant ni pour le Service culturel ni pour la Ville, a pris l’initiative de créer son propre système de billeterie. Selon des témoins, l’homme aurait distribué des coupons bleus (85 au total) de façon aléatoire aux gens présents durant la nuit en leur disant que cela leur garantissait des billets, qu’ils pouvaient ainsi retourner dormir à la maison et revenir le lendemain matin reprendre leur place. Un système «non autorisé et encore moins cautionné par le Service culturel», insiste pour dire son directeur, Robert Migué. Les problèmes ont débuté tôt le vendredi matin lorsque les détenteurs de ces coupons bleus sont revenus sur les lieux, alors que les autres citoyens, n’ayant pas obtenu de coupons, avaient passé la nuit à attendre. «Ce qui semblait être une bonne idée au départ (le système des coupons) ne l’était pas du tout. Mais je n’ai jamais embarqué dans ce système et je ne l’ai pas approuvé. Notre politique a été la même pour les trois matins: premier arrivé, premier servi. Alors quand je suis sorti vendredi matin, j’ai dit aux gens de se placer dans l’ordre où ils étaient arrivés. Forcément, ceux qui avaient des coupons bleus ont pris la place à l’avant. Mais on n’a pas tenu compte de ces coupons», souligne M. Migué. Pas rouillé du tout, M. Letang!On lui aurait bien pardonné quelques mauvais matchs, mais il semble que Kristopher Letang aime trop gagner pour s’apitoyer sur son sort. Par Marc-André Landry Le défenseur de 19 ans a démontré son talent dès son retour au jeu, récoltant cinq points en trois parties et figurant même parmi les candidats au titre de joueur défensif de la semaine dans le circuit Courteau. Sur la patinoire, il ressemble déjà au meilleur défenseur junior au Canada. Le principal intéressé admet que le choc a été dur à encaisser. Après avoir vécu la vie de hockeyeur professionnel pendant près d’un mois, un retour à Val-d’Or semble une bien lourde chute. «Je ne cacherai pas que j’ai vécu une grande déception, parce que mon but premier était de rester à Pittsburgh. Mais c’est une décision que je ne contrôle pas. Si je ne passe pas par-dessus ça, ça sera pire pour moi. Les Penguins me seraient sûrement pas contents si je retourne au camp l’an prochain sans m’être développé. Je ne suis pas ici pour rien. J’ai des choses à travailler et je veux aider l’équipe à aller le plus loin possible.» De revenir avec une formation gagnante se veut évidemment une motivation supplémentaire pour Letang. «J’aurais probablement été malheureux de revenir ici si nous étions dans la cave comme il y a deux ans», admet-il à ce sujet. Plus mature Letang dit avoir gagné beaucoup en maturité au cours de son séjour dans la «Bande à Crosby». Cette maturité explique peut-être en partie comment il a pu reprendre le rythme du junior majeur aussi facilement. «J’ai appris de ce que j’ai vécu l’an passé à mon retour à Val-d’Or, après le camp des Penguins. Même si la coche était encore plus grosse cette année, je savais à quoi m’attendre. J’ai aussi parlé régulièrement avec Éric Lavigne depuis un mois, ce qui m’a aidé à mon retour. Je ne me suis pas mis de pression en partant et ça va bien.» Letang affirme enfin qu’il entend demeurer le défenseur à caractère offensif que les partisans ont connu depuis deux ans. «J’ai travaillé énormément ma défensive à Pittsburgh. J’en sort gagnant à tous les points de vue. Mais c’est clair qu’il faut que je continue à supporter l’attaque», conclut-il. 01/11/06L'école de Gallichan rasée
Un incendie qui semble d’origine criminelle a détruit l’école de Gallichan durant la nuit de vendredi à samedi, jetant la consternation dans la municipalité de près de 500 habitants.
par Yvon Audet Les pompiers volontaires de l’endroit ont reçu l’appel vers 0h35, samedi, selon le directeur de la brigade, Claude Gagnon. Compte tenu de l’âge du bâtiment (il a été construit en 1957) et de sa grandeur (100 pieds par 45 et deux étages), ce dernier a aussitôt réclamé l’entraide de ses confrères de Roquemaure, Ste-Germaine Boulé et Palmarolle. «Quand nous sommes arrivés sur place, a-t-il raconté au journal, après la catastrophe, le feu faisait rage à l’intérieur de l’immeuble, dans la partie nord-ouest.» Comme il était érigé en bois, les sapeurs n’ont pas tenté d’y pénétrer et mettre leur vie en danger. «Nous avons entrepris un combat défensif, a confié M. Gagnon. Nous avons concentré notre travail à arroser le brasier et à protéger les neuf habitations situées dans les environs, dont une résidence pour personnes âgées.» Plus de 60 pompiers ont mis environ trois heures à maîtriser le gigantesque incendie, munis d’une dizaine de véhicules. Ceux de Gallichan sont demeurés sur place jusque vers 5h30 afin d’éteindre les derniers tisons et préserver la scène pour l’enquête de la police. Une pelle hydraulique a démoli les pans de murs qui étaient restés debout, dans le but de faciliter leur travail et d’éviter les effondrements. Origine criminelle La Sûreté du Québec a entrepris une enquête afin de tenter de découvrir la cause du sinistre. Celle-ci a permis de retracer deux jeunes de 11 et 12 ans qui auraient avoué avoir mis le feu à l’école, selon les détails obtenus du corps policier. L’enquête devrait permettre d’en savoir plus ultérieurement. Les élus d’Amos gagneront 29% de plus
Le salaire des élus de la Ville d’Amos sera majoré d’environ 29% à compter du 1er janvier 2007. Les membres du conseil municipal devraient adopter un règlement en ce sens lors de l’assemblée publique du 20 novembre prochain.
par Nicolas Bégin Ainsi, la rémunération annuelle de base du maire Ulrick Chérubin passera donc de 33 170 $ à plus de 46 284 $. Du même coup, le salaire des six conseillers, soit Yvon Leduc, Denis Chandonnet, Léandre Paré, André Goyette, Héliodore Arseneault et Marcel Labonté, sera augmenté à 10 284 $ au lieu des 7371 $ actuels. Le salaire des élus de la Ville d’Amos serait le même depuis 1994. Le projet de règlement a été déposé lors de l’assemblée publique du 16 octobre dernier. Letang est venu de rêver!
Partisans des Foreurs, vous pouvez éteindre vos lampions: Kristopher Letang est de retour au bercail.
par Marc-André Landry La fantastique et surprenante aventure du défenseur de 19 ans dans la Ligue nationale a pris fin lundi, quand les Penguins de Pittsburgh ont annoncé son retour dans le junior majeur. Letang avait joué sept parties dans la grande ligue, inscrivant deux buts. L’annonce de son retour à Val-d’Or était attendue depuis quelques jours. Le défenseur avait vu beaucoup moins d’action lors de ses derniers matchs. De plus, Pittsburgh a rappelé le jeune Noah Welch de la Ligue Américaine, la semaine dernière, laissant Letang dans les estrades pour deux parties. Éric Lavigne a appris la bonne nouvelle de la bouche de Michel Therrien, dimanche soir. Fidèle à son habitude, il s’est bien gardé de pavoiser. «C’est une bonne nouvelle, mais on n’a jamais fait un plat avec cette histoire-là, par respect pour les 23 autres gars qui font le travail avec nous depuis le début de la saison, a lancé Lavigne. C’est le fun de voir que les choses se tassent. On savait que ça pouvait tourner d’un côté comme de l’autre, mais ça regardait bien depuis quelques jours.» Une épine de moins Pour Stéphane Pilotte et l’organisation des Foreurs, le retour de Letang améliore l’équipe immédiatement en plus de faciliter le travail lors de la prochaine période des transactions. «Ç’a aurait été mission impossible d’aller chercher un défenseur aussi bon que Kristopher dans un échange, soutient le directeur des opérations hockey. Pour un joueur de premier plan, nous aurions perdu deux joueurs d’impact en vue de la prochaine saison. C’est un gros avantage pour l’organisation.» Plus que Bourdon Frappés par la malchance depuis quelques saisons, les Foreurs auront donc été épargnés cet hiver, avec le règlement positif des dossiers de Mathieu Roy, Kristopher Letang, Alexandre Vincent, Brad Marchand et Sébastien Bisaillon. «Au départ, le cas de Roy semblait le plus inquiétant. Mais quand Pittsburgh nous a dit que Letang était leur 5e meilleur défenseur en début de saison, on croyait que nos chances de le revoir étaient minces», souligne Pilotte. Reste maintenant à savoir ce qu’il adviendra de Luc Bourdon, qui peut toujours retourner à Moncton. Il a disputé cinq parties jusqu’à maintenant dans la Ligue nationale.
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